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124 migrants débarquent sur la côte corse

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124 migrants débarquent sur la côte corse

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Vendredi, 124 migrants kurdes ont été découverts sur une plage près de Bonifacio, au sud de la Corse. Ces réfugiés, soit 57 hommes, 29 femmes et 38 enfants, ont été débarqués par bateau après avoir traversé la Méditerranée. Selon les éléments recueillis lors des auditions, les clandestins seraient partis en camion de Syrie pour rejoindre la Turquie, où ils auraient embarqué sur un navire. Les passeurs auraient réclamé jusqu'à 10.000 euros par personne pour les prendre en charge. Les autorités françaises ont déployé d'importants moyens aéro-maritimes pour retrouver le navire sur lequel les Kurdes étaient embarqués. Deux avions de surveillance Falcon 50, un aviso, deux vedettes et quatre hélicoptères ont notamment été mobilisés. Vendredi, le ministre de l'immigration indiquait qu'un bateau suspect avait été localisé, par les douanes italiennes, dans les eaux internationales. Mais l'inspection d'un cargo ukrainien en Sardaigne n'a semble-t-il rien donné. Idem, apparemment, pour un navire contrôlé à Fos. Le mystère demeurait donc hier, les enquêteurs se demandant si les informations fournies par les réfugiés étaient exactes.

Malgré le dispositif de surveillance du littoral, d'ordinaire très efficace en France, le bateau a pu s'approcher de la Corse, débarquer les migrants et repartir sans être inquiété. Difficile, dans ces conditions, d'imaginer qu'il s'agisse de l'une de ces embarcations surchargées et facilement repérables, type de bateaux régulièrement interceptés en Méditerranée. Selon le Figaro, les enquêteurs n'excluraient pas que les passeurs aient utilisé un ferry au départ d'Italie ou de Sardaigne. Alors que les recherches se poursuivaient hier, les migrants avaient été transférés la veille vers des centres de rétention à Marseille, Toulouse, Nîmes ou encore Rennes. Mais, ce dimanche, plusieurs juges de la détention et des libertés ont décidé de la nullité de la procédure et se sont prononcés pour la remise en liberté de plusieurs dizaines d'entre eux.

Un tel débarquement ne s'était pas vu depuis 9 ans, la dernière grande affaire en date étant l'arrivée, en 2001, de 900 réfugiés kurdes sur une plage de Saint-Raphaël, dans le Var.
Ces dernières années, sous l'effet de la misère et des troubles dans les pays du continent africain et au Proche-Orient, la pression migratoire s'est accentuée en Méditerranée. De plus en plus de bateaux tentent de traverser la « Grande Bleue » pour débarquer leurs passagers en Europe. Durant le trajet, souvent sur des embarcations surchargées, de nombreux candidats à l'exil périssent. En 2008, on estime que 70.000 personnes ont, ainsi, tenté de traverser la Méditerranée. Les principaux points de passage sont Ceuta, enclave espagnole au nord du Maroc, le sud de l'Italie (vers l'île de Lampedusa), Malte, la Grèce, mais aussi les Canaries, en Atlantique.