Pêche
17 tonnes de thon rouge saisies à Lorient
ABONNÉS

Actualité

17 tonnes de thon rouge saisies à Lorient

Pêche

Belle prise pour le patrouilleur des affaires maritimes Iris de Lorient. Mercredi dernier, il a arraisonné un navire portugais avec, à son bord, plus de 17 tonnes de thon, pêché sans autorisation.

Pour le commandant du patrouilleur des affaires maritimes Iris, Ronan Le Guillou, c’est assurément la plus belle prise de thon rouge réalisée par ses services, de ces dernières années. "Selon les déclarations de l’équipage, il y aurait 18 tonnes de thon rouge en poids net mais on devrait être au-delà", commentait-il ce lundi, sur les quais du port de Kéroman, à Lorient. Dans la soirée, la préfecture du Morbihan a annoncé la saisie de 17 tonnes de thon rouge. Les affaires maritimes indiquaient avoir également trouvé des pièces de requin-taupe commun dans les cales du Vila do Infante, palangrier dérouté sur le port de Lorient, jeudi soir. "Il s’agit d’une espèce protégée", indiquait le patron de l’Iris.

"Il remontait du thon rouge frais pendant le contrôle"

La veille, le palangrier portugais de 24 mètres avait été arraisonné dans le golfe de Gascogne par le patrouilleur Iris, à environ 200 kms à l’ouest de l’île d’Oléron (Charente-Maritime). Le bateau, qui avait quitté son port d’attache de Sagres, au Portugal, un mois et demi avant, était en train de donner son dernier coup de pêche.

Si effectivement, l’équipage pêchait le requin bleu, pour lequel il disposait d’une autorisation européenne de pêche, il n’a pas échappé aux affaires maritimes qu’il ramenait aussi, dans la palangre, du thon rouge. L’un des représentants de l'administration maritime précise d’ailleurs "que tout au long du contrôle, il a remonté du thon rouge frais". A la requête de la Délégation de la mer et du littoral (DML), le palangrier portugais est consigné à quai depuis jeudi.

Plus de 80 tonnes de poissons dans ses cales

Vendredi, la DML avait saisi le juge de la détention et des libertés du tribunal de Lorient pour obtenir la saisie de la marchandise et la consignation du bateau. Dans la foulée, le déchargement de la cargaison de 80 tonnes a pu commencer, triée et pesée de façon à inventorier les espèces et les quantités relevant de la pêche illicite.

Le bateau portugais, autorisé à pêcher le requin bleu, le requin-taupe bleu, l’escolier noir, l’espadon et le thon tropical, ne l’était pas pour le thon rouge, dont la pêche est soumise à autorisation au nom de la préservation de la ressource halieutique, et pour le requin-taupe commun, une espèce menacée de disparition et dont la pêche est interdite.

Le déchargement du bateau, interrompu le week-end dernier, a repris dimanche. En fin de matinée, la moitié en avait été débarquée et le thon rouge saisi, voué à la destruction. Jusqu’à nouvel ordre, le Vila do Infante et ses dix membres d’équipage restaient consignés au port de Kéroman


Un article de la rédaction du Télégramme

Pêche