Histoire Navale
1919 : des Bretons dans les mutineries de la mer Noire
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1919 : des Bretons dans les mutineries de la mer Noire

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L’armistice de novembre 1918 ne met pas fin pour autant à la Première Guerre mondiale, qui se poursuit à l’est de l’Europe. Soldats d’infanterie et marins - dont un grand nombre de Bretons - sont redéployés face à l’armée bolchevique. Une décision incompréhensible qui se traduit par une série de mutineries en avril 1919 sur les navires stationnés en mer Noire.

11 novembre 1918, alors que les combats cessent sur le front occidental, et que la France voit enfin s’interrompre une guerre commencée plus de quatre ans plus tôt sur son territoire, une partie des troupes terrestres et marines restent mobilisées et sont envoyées sur le front d’Orient. Malgré la reddition des troupes austro-hongroises et turques, le conflit se poursuit sur les pourtours de la mer Noire. Les Alliés ont décidé, malgré les réserves du président américain Wilson, de soutenir les troupes tsaristes opposées aux armées bolcheviques, après la Révolution russe de 1917. L’escadre de la mer Noire commandée par un Breton, le vice-amiral Amet, est envoyée pour soutenir les troupes au sol, mais rencontre de nombreuses difficultés. « À une situation politique particulièrement complexe sur le terrain, s’ajoute la défaillance complète du ravitaillement et des communications, expliquent Jean-Baptiste Bruneau et Thomas Vaisset dans « Histoire d’une révolution, la Marine depuis 1870 ». Surtout, l’intervention se heurte à l’incompréhension des équipages qui, la paix revenue en Europe, n’aspirent plus qu’à regagner au plus vite leurs foyers ».

Refus de combattre

D’autant plus que nombre d’entre eux n’ont pas eu de permission depuis près de deux ans ! « L’équipage se trouvait déjà à bout de souffle et de patience après l’armistice, le

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