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300 000 € requis pour dégazage

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300 000 € requis pour dégazage

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Après le chimiquier italien Enrico Ievoli il y a quelques jours, la justice française s'est intéressée au cas du vraquier grec Captain Diamantis. Le procureur de Brest a réclamé 300.000 euros d’amende contre le commandant et l’armateur du navire (Diamelos Shipping). Outre les malheureux mais habituels faits de dégazage, le bâtiment avait refusé d’obtempérer aux ordres de la Marine nationale. Le 7 juillet 2004, au large du Finistère, une traînée d’hydrocarbure avait été repérée par un avion de patrouille maritime Falcon 50 dans le sillage du Captain Diamantis. Pris en flagrant délit, le vraquier n’a pas répondu aux appels de l’appareil et a rapidement gagné les eaux internationales. Il sera rattrapé quelques mois plus tard, en janvier dernier, dans le port de Marseille. Profitant d’une escale, la justice saisi le navire et fixe sa caution à un demi million d’euros. Une somme finalement payée par l’armateur. Le procès, lui, s’est donc tenu en fin de semaine dernière au tribunal correctionnel de Brest. Une audience en présence du capitaine du vraquier pollueur, qui a invoqué une fuite accidentelle suite à un problème technique. Pour répondre à son refus d’obtempérer lorsque le Falcon 50 lui a demandé de se dérouter, le parquet a réclamé que la part de l’amende incombant aux commandants (10%), soit doublée. La facture pour l’officier grec pourrait donc s’élever à 60.000 euros.
Le verdict est attendu le 26 octobre.

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