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A400M : Un immense challenge européen qui devient réalité

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A400M : Un immense challenge européen qui devient réalité

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Nous sommes en Andalousie, sur le principal site espagnol d’Airbus Military, la filiale de l’avionneur européen dédiée au marché de la Défense. Une longue piste sépare l’aéroport international  de Séville des installations du groupe, qui s’étalent sur quelques 110 hectares, dont 190.000 m² de hangars et bureaux. C’est là qu’Airbus assemble ses avions « gris ». Il s’agit de San Pablo, le site historique de la société espagnole Construcciones Aeronáuticas Sociedad Anónima (CASA), créé en 1923 et qui a rejoint en 2000 EADS, la maison-mère d’Airbus. Rien d’étonnant donc à ce que ce soit ici que les avions de transport Casa C212, CN235 et C295 soient produits. Ces appareils, qui connaissent un succès considérable, ont été vendus à des centaines d’exemplaires à travers le monde. Ils ont été conçus pour les missions de transport militaire et d’aérolargage. Mais la gamme comprend aussi des versions dédiées à la surveillance maritime (CN235) et à la patrouille maritime (C295 MPA), cette dernière variante étant conçue pour mettre en œuvre des bouées acoustiques, des torpilles (Mk46/MU90) et bientôt des missiles antinavire (Marte Mk2).

 

 

Un A400M et un C295 (

Un A400M et un C295 (© AIRBUS MILITARY)

 

La FAL CN235/C295 (

La FAL CN235/C295 (© AIRBUS MILITARY)

 

Un C295 à Séville (

Un C295 à Séville (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Le site de San Pablo (

Le site de San Pablo (© AIRBUS MILITARY)

 

 

Une chaîne d’assemblage ultramoderne

 

 

Déjà imposante, la chaîne d’assemblage des Casa est surpassée par un autre complexe, situé juste en face.  Un site flambant neuf, ouvert en 2008, qui constitue la ligne d’assemblage final (Final Assembly Line –FAL) de l’A400M, le nouvel avion de transport tactique et stratégique européen. Un appareil que ses concepteurs avaient dans un premier temps appelé Grizzly, avant qu’il ne soit officiellement baptisé Atlas en 2012.

 

 

Le site de San Pablo (

Le site de San Pablo (© AIRBUS MILITARY)

 

Le site de San Pablo (

Le site de San Pablo (© AIRBUS MILITARY)

 

Le site de San Pablo (

Le site de San Pablo (© AIRBUS MILITARY)

 

La FAL de l'A400M (

La FAL de l'A400M (© AIRBUS MILITARY)

 

 

Les installations, qui s’étalent sur 58.000 m², comprennent 7 modules, le plus imposant étant dédié aux étapes ultimes de la construction des appareils. Environ 400 personnes, sur les 2000 employés que compte Airbus à San Pablo, sont mobilisées sur la FAL. Un nombre relativement réduit qui tient, notamment, au fait que cette installation ultramoderne a été imaginée pour réduire au maximum l’intervention humaine. « Cette chaîne est optimisée afin que les avions y restent le moins longtemps possible, elle est très robotisée et les personnels qui y travaillent sont hautement qualifiés, ce qui est une assurance de qualité », explique en parcourant les vastes halls Domingo Ureña-Raso, président d’Airbus Military.

 

 

La FAL de l'A400M (

La FAL de l'A400M (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

La FAL est réellement impressionnante, par ses dimensions, ses équipements et aussi, comme on le constate partout dans l’aéronautique, sa propreté. Pour reprendre une expression bien connue, on pourrait presque « manger par terre ». L’assemblage des avions y est progressive, les appareils recevant au fur et à mesure leurs différents éléments et équipements. Ceux-ci sont d’abord contrôlés, puis intégrés et testés. Aux premiers stades, on peine presque à distinguer l’appareil, dont la carlingue est masquée par une grande structure à partir de laquelle les équipes travaillent. Puis, au fil des halls, l’avion prend forme, jusqu’à ce qu’il soit bon pour le passage en peinture. On notera que, jusqu’à la fin, ses roues ne touchent pas le sol, le maintient de l’appareil permettant de mettre en place les trains d’atterrissage et ensuite de les tester. La FAL est dimensionnée pour pouvoir produire jusqu’à 30 A400M par an. « Nous venons de livrer le premier avion français, le MSN 7, qui va être suivi par un second, le MSN 8, ainsi que le premier turc, le MSN 9, dans quelques semaines. Déjà, les MSN 10 et MSN 11, destinés à la France, sont en cours d’assemblage, de même que d’autres avions. Nous sommes en pleine phase de décollage et, l’an prochain, nous livrerons 10 A400M ». La cadence doit ensuite augmenter, avec 24 appareils prévus en 2015 et 30 l’année suivante, la FAL atteignant alors sa capacité nominale.    

 

 

La FAL de l'A400M (

La FAL de l'A400M (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

La FAL de l'A400M (

La FAL de l'A400M (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

La FAL de l'A400M (

La FAL de l'A400M (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

La FAL de l'A400M (

La FAL de l'A400M (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

La FAL de l'A400M (

La FAL de l'A400M (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

La FAL de l'A400M (

La FAL de l'A400M (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

La FAL de l'A400M (

La FAL de l'A400M (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

La FAL de l'A400M (

La FAL de l'A400M (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

La FAL de l'A400M (

La FAL de l'A400M (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

La FAL de l'A400M (

La FAL de l'A400M (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

La FAL de l'A400M (

La FAL de l'A400M (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

La FAL de l'A400M (

La FAL de l'A400M (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

La FAL de l'A400M (

La FAL de l'A400M (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

La FAL de l'A400M (

La FAL de l'A400M (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

La FAL de l'A400M (

La FAL de l'A400M (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

La FAL de l'A400M (

La FAL de l'A400M (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

La FAL de l'A400M (

La FAL de l'A400M (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

La FAL de l'A400M (

La FAL de l'A400M (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Un avion construit aux quatre coins de l’Europe

 

 

La rapidité avec laquelle l’Atlas est assemblé, en quelques mois seulement, tient non seulement à la robotisation mais aussi, et surtout, au montage industriel adopté pour ce programme. Ce dernier reprend, en fait, celui mis en place par Airbus, dont les différents sites européens sont chargés de réaliser des éléments bien précis. Ceux-ci sont livrés à la FAL, qui n’a plus qu’à les assembler. « Ce programme est mené suivant la philosophie d’Airbus, tous les composants arrivent ici le plus finis possible, ce qui permet de réduire le temps d’assemblage. En fait, seuls 5% de la charge de travail totale sont réalisés à la FAL. Les composants arrivent notamment d’Allemagne et de France, celle-ci fournissant environ 30% de l’appareil », note Domingo Ureña-Raso. Les composants de l’A400M sont fournis par les différents partenaires du programme : Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni, Belgique, Luxembourg, mais aussi Turquie. Pour les premiers, ce sont évidemment les sites d’Airbus qui sont mis à contribution.

 

 

La FAL de l'A400M (

La FAL de l'A400M (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

En France, Nantes et Saint-Nazaire sont, ainsi, chargés de fournir le cockpit et le caisson central de l’avion, alors que le site allemand d’Hambourg livre le gros du fuselage, pré-assemblé, et l’établissement britannique de Filton les ailes. L’Espagne est, pour sa part, en charge de la fabrication de la queue de l’appareil en plus de l’assemblage final. Quant aux pays où Airbus n’est pas présent mais qui participent au programme, ils sont également associés au montage industriel. Ainsi, Turkish Aerospace Industries et le groupe belge Flabel réalisent différents éléments et sont actionnaires de la société espagnole AMSL (Airbus Military Sociedad Limitada), qui porte industriellement le programme. Airbus détient 63.8% d’AMSL, EADS 25.5%, TAI 5.56%, Flabel 4.1% et la société portugaise Ogma 1.5%.

A cela s’ajoute un programme dans le programme, celui du turbopropulseur TP400, spécialement conçu pour l’A400M et dont le développement et la r

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