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Accord anglo-américain sur la formation des pilotes embarqués

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Accord anglo-américain sur la formation des pilotes embarqués

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L'US Navy et la Royal Navy ont confirmé la signature d'un accord portant sur la formation des pilotes embarqués du futur porte-avions britannique, dont la mise en service interviendra à partir de 2018. Ce partenariat découle du choix britannique d'abandonner les bâtiments dotés de tremplin pour la mise en oeuvre d'avions à décollage court et appontage vertical, au profit de navires équipés de catapultes, d'une piste oblique et de brins d'arrêt. Cette décision, qui se traduira par l'achat de F-35 C au lieu des F-35 B prévus initialement, pose néanmoins un problème à la Royal Navy, qui n'a pas opéré de porte-avions classiques depuis trente ans. Et le retour aux catapultes et brins d'arrêt ne va pas seulement nécessiter l'acquisition d'un savoir-faire spécifique par les pilotes de la Royal Navy et de la Royal Air Force (la composante d'avions embarqués est interarmées depuis 10 ans). « Nous avons beaucoup de travail pour nous assurer que nous sommes capable de réaliser (cette mutation). Nous devons préparer les matelots, les ingénieurs, les opérateurs de catapultes, les opérateurs de brins d'arrêt et le contrôle de la navigation aérienne. C'est un défi majeur et quelque chose que nous n'avons pas fait depuis la fin des années 70», explique l'amiral Mark Stanhope, le patron de la flotte britannique. Mais le First sea lord se dit confiant. « Nous y parviendrons avec le soutien de nos alliés américains et français ».

Appontage de Rafale sur le Charles de Gaulle  (© : MARINE NATIONALE)
Appontage de Rafale sur le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

Aide française et américaine

Dans le cadre des accords de défense franco-britanniques signés il y a quelques mois, la Marine nationale a accepté d'aider son homologue britannique pour qu'elle puisse recouvrer cette capacité perdue il y a plusieurs décennies. En décidant de doter son futur porte-avions de catapultes, le Royaume-Uni a, en effet, ouvert la voie à une interopérabilité avec les porte-avions américains et le Charles de Gaulle. A Paris, l'Etat-major de la marine réfléchit déjà, entre autres actions de coopération, à la possibilité de mutualiser les plateformes pour des missions d'entrainement et de qualification aux appontages et catapultages. Et les Français se disent ouvertement prêts à aider au maximum leurs alliés pour faciliter l'acquisition de compétences très techniques et très longues à maîtriser. Les Britanniques, toutefois, ne se reposeront donc pas uniquement sur la Marine nationale mais, aussi, sur leur principal allié. Comme pour les pilotes de l'aéronautique navale tricolore, les aviateurs britanniques effectueront leur formation initiale aux Etats-Unis, d'autant que l'US Navy mettra elle-aussi en oeuvre le F-35 C, ce qui permettra sans doute de pousser encore plus loin le processus d'apprentissage, d'abord à terre puis ensuite sur les porte-avions américains.

Vue du futur porte-avions britannique (© : ROYAL NAVY)
Vue du futur porte-avions britannique (© : ROYAL NAVY)

US Navy / USCG Royal Navy | Actualité des forces navales britanniques