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Aéronautique navale : Le musée de Rochefort a 30 ans

Reportage

Aéronautique navale : Le musée de Rochefort a 30 ans

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Histoire Navale

Le 30 septembre 1988, le musée de l’aéronautique navale de Rochefort voyait le jour. Les avions et hélicoptères sont toujours la propriété de la marine. C’est toutefois l’association nationale des amis du musée de l'aéronautique navale (ANAMAN), liée par une convention avec la Défense, qui gère l’établissement. À ce titre, elle accueille le public, mais restaure également d’anciens aéronefs. Parmi les quelques musées dédiés à l’aviation en France, c‘est le seul à être uniquement spécialisé sur la force aérienne de la Marine nationale.

 

Un Dassault Super-Étendard Modernisé (© MER ET MARINE - MATTHIAS ESPERANDIEU)

Un Dassault Super-Étendard Modernisé (© MER ET MARINE - MATTHIAS ESPERANDIEU)

 

La genèse du musée

La ville de Rochefort est intimement liée à la marine. Proche de La Rochelle et de Bordeaux, elle a longtemps eu en son sein un arsenal connu pour la Corderie Royale. Une fois que la vapeur s’est substituée à la force du vent dans le milieu maritime, il était à craindre un déclin des activités militaires dans la commune des Charentes. Finalement, c’est un tout autre scénario qui s‘est fait jour. En effet, la Première Guerre mondiale a bousculé la stratégie maritime avec le développement de deux moyens de guerre : le sous-marin et l’avion. Le premier a été massivement utilisé par l’Empire allemand, notamment pour miner les chenaux d’accès aux ports alliés. En réponse, la France a mis sur pied une flotte de dirigeables destinés à des missions de reconnaissance et de lutte anti-sous-marine.

 

Rochefort héberge aussi un des sites du Musée national de la Marine (© MNM)

Rochefort héberge aussi un des sites du Musée national de la Marine (© MNM)

 

Rochefort a été choisi en 1916 pour accueillir une base. On y trouvait à la fois des ballons captifs qui étaient ensuite déployés sur des chalutiers, mais aussi des dirigeables opérant depuis l’aérodrome. La cité charentaise fut aussi dès le début le siège de plusieurs écoles, comme celle des ballons libres ou celle de météorologie, renouant ainsi avec son glorieux passé (elle accueillit l’ancêtre de l’École navale sous l’Ancien Régime). Après le conflit, d’autres spécialités vont être enseignées. Ainsi, en 1932, alors que la jeune armée de l’Air cherche un site pour son enseignement technique, elle fait le choix de rejoindre Rochefort. Dès lors, la base va accueillir les deux armées.

Besoin d’un lieu de conservation du patrimoine

L’établissement est à l’époque le centre de la formation technique militaire aéronautique du pays. En 1950, près de 6300 personnels des deux armées y sont casernés. Mais, située rive droite de la Charente, à proximité immédiate de la vielle ville, la base ne peut pas s’étendre et la faible longueur de sa piste devient handicapante. Si bien qu’en 1982, l’armée de l’Air décide de partir s’installer à Saint-Agnant, sur la rive gauche. De son côté, la marine reste sur le site. Toutefois, en 1985, à l’occasion du 75ème anniversaire de l’aéronautique navale, l’État-major de la marine constate que la conservation d’anciens aéronefs et de matériels divers n’est pas satisfaisante. Il décide donc de créer un musée dédié à l’aéronautique navale pour assurer la survie du patrimoine volant, qui prend forme le 30 septembre 1988.

Deux ans plus tard, une association voit le jour: l’ANAMAN. Elle vient aider bénévolement le personnel militaire. En 2002, la marine quitte la base de Rochefort. La majeure partie des installations est transférée à la gendarmerie nationale qui y installe une école. La piste, la tour de contrôle et deux hangars sont rétrocédés au département de la Charente-Maritime. L’association reste alors sur place pour maintenir en état les collections du musée qui n’est pas délocalisé.

Un important effort de restauration

Depuis cette date, les bénévoles s’activent un jour par semaine. Ils sont 470 adhérents, dont 110 à participer directement aux activités. Outre l’entretien des avions, hélicoptères, moteurs, simulateurs et autres équipements, il y a un important volet restauration. « On

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