Défense
Aéronautique navale : Les liens se renforcent entre Français et Américains

Reportage

Aéronautique navale : Les liens se renforcent entre Français et Américains

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Retour en images, aujourd'hui, sur les manoeuvres des Rafale et Hawkeye français sur le porte-avions USS Harry S. Truman, mercredi dernier au large de la Provence. L'occasion, également, de revenir sur les relations très étroites qui lient l'aéronautique navale française et la marine américaine. Depuis le début des années 90, notamment, les pilotes français sont formés aux Etats-Unis. Ils suivent un stage d'un an et demi à Meridian, dans le Mississipi, sont intégrés aux promotions US et reçoivent leurs ailes, comme leurs homologues américains, après une qualification d'appontage sur un porte-avions de la Navy. Mais, cette fois, ce n'est pas à bord d'un T-45 d'entrainement que les « Frenchies » se sont présentés sur la piste oblique du CVN 75. La semaine dernière, ils étaient aux commandes de deux Rafale et d'un Hawkeye des flottilles 12F et 4F. C'est la seconde fois que des appareils de combat français appontent et sont catapultés depuis un porte-avions de l'US Navy. La toute première opération du genre avait eu lieu en juillet 2007, devant Toulon, sur l'USS Enterprise. Avant cela, Français et Américains réalisaient déjà régulièrement, depuis 2002, des « passex » lorsque leurs porte-avions se croisaient en océan Indien. Si les Hawkeye français, identiques à leurs homologues US, pouvaient apponter sans problème, les Rafale ne réalisaient alors que des « wave off » (approche puis remise de gaz) et des « touch and go ». Mais, depuis l'été 2007, l'avion de Dassault peut se poser sur les navires américains, y être reconditionnés et repartir. Cette capacité est devenue possible avec la mise en service du Rafale F2. Ce standard est doté d'un nouveau système de calage par GPS de la centrale inertielle, permettant à l'avion de recaler lui-même ses références et donc de pouvoir apponter sur une autre plateforme que le Charles de Gaulle. Et les habitudes entre les deux marines semblent aujourd'hui bien rodées puisque, non prévues initialement, les manoeuvres sur le Truman ont été organisées en moins de quinze jours. « C'est dans la normalité des relations avec les Américains. Il y a une volonté de renforcer l'interopérabilité entre nos moyens, une habitude qui est maintenant bien présente. C'est devenu quelque chose de complètement normal », explique un officier français.

 Rafale sur l'USS Harry S. Truman (© : US NAVY)
Rafale sur l'USS Harry S. Truman (© : US NAVY)

Pour les pilotes, quelles différences entre le Charles de Gaulle et le Truman ?


Pour les pilotes français, le Truman présente une aire d'appontage beaucoup plus vaste que celle du porte-avions français. La piste oblique du Charles de Gaulle, dotée de trois brins d'arrêt, mes

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