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AFCC : La CLIA met la charrue avant les bœufs

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L’Association Internationale des Compagnies de Croisières a publié hier un surprenant communiqué dans lequel elle annonce avoir conclu un accord avec l’Association Française des Compagnies de Croisières, qui deviendrait CLIA France dès la fin du printemps. Seul problème, mettant la charrue avant les bœufs, la CLIA s’est en fait quelque peu avancée, tant sur la procédure que sur le calendrier. Si le regroupement des différentes associations représentant les acteurs de la croisière dans le monde est effectivement en cours au sein d’un même label, CLIA en l’occurrence, rien n’est encore acté en France. « Le 17 janvier, à Paris, les membres de l’AFCC ont assisté à une présentation du modèle de développement suggéré par la CLIA mais, à ce jour, l’assemblée générale de l’association ne s’est pas tenue et elle seule peut statuer sur ce projet », explique-t-on à l’AFCC. Dans ces conditions, même si l'accord de principe était acté rapidement en assemblée générale (la prochaine AG devrait se réunir en mars), la naissance de CLIA France ne pourrait intervenir d’ici la fin du printemps. Sauf évidemment si cette nouvelle structure était créée ex-nihilo, ce qui logiquement aboutirait à la disparition de l’AFCC.  Aucune décision ou annonce n’est en tous cas intervenue sur une telle option.  

 

Une évolution qui n’aboutira pas avant 2014

 

Toujours est-il que la transformation de l’actuelle structure ne peut pas s’opérer d’un coup de baguette magique. Association de loi 1901, l’AFCC doit, pour devenir CLIA France, revoir ses statuts, ce qui implique une procédure juridiquement très encadrée et un certain délai. La convocation de l’assemblée générale et le vote des membres de l’association en font partie. Sans compter qu’avant cela, il faut aussi réfléchir à la nouvelle organisation, aux modes de fonctionnement et d’action, aux relations entre partenaires, aux budgets… Bref, concevoir le socle d’une profonde mutation. C’est pourquoi CLIA France, qui ne peut être efficace qu’en se construisant sur les bases de l’AFCC et le travail accompli par celle-ci depuis des années, ne sera sans doute pas opérationnelle avant 2014. Dans tous les cas, l’annonce faite hier par la CLIA est donc prématurée, même si la finalité de l'opération ne fait guère de doute.

 

Un objectif partagé par les professionnels

 

Car l'évolution vers ce nouveau modèle suscite un certain enthousiasme de la part de la grande majorité des acteurs de la croisière, convaincus de la logique et de l'intérêt du projet. En effet, c’est à la suite au naufrage du Concordia, qui a provoqué un séisme dans ce milieu, que l’idée de développer une « CLIA mondiale » s’est imposée afin que les croisiéristes puissent parler d’une même voix et agir de manière concertée, non seulement pour un évènement aussi tragique qu'inédit que celui-ci, mais aussi et surtout pour renforcer la connaissance et la promotion du secteur.  Conscients de la nécessité d’unir leurs forces plutôt que d’évoluer au sein d’une escadre dispersée, les professionnels ont parfaitement compris qu’il était de leur intérêt de se regrouper au sein d’une puissante association au rayonnement mondial et aux moyens bien plus importants en termes de communication, d’information et d’action. Dans l’Hexagone, comme dans les autres pays, on en est parfaitement convaincu et la naissance de CLIA France est un objectif partagé par les acteurs français.

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