Marine Marchande
Affaires maritimes : la flotte hauturière à quai
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Affaires maritimes : la flotte hauturière à quai

Marine Marchande
Pêche

Avec le confinement et le ralentissement des activités économiques liés au coronavirus, on voit beaucoup moins de bateaux en mer. C’est non seulement le cas des plaisanciers, pêcheurs, ferries et autres navires de commerce, mais aussi des moyens de l’Etat. Ainsi, en raison de l’épidémie, les unités hauturières du Dispositif de Contrôle et de Surveillance (DCS) des Affaires maritimes sont à quai. L’activité des patrouilleurs et vedettes de surveillance régionales a cessé rapidement après le début des mesures de confinement, le 17 mars. En particulier pour ses raisons logistiques. « Compte tenu de la situation des équipages, qui résident partout en France, cela rendait les relèves très difficiles. Dans le plan de continuité d'activité du ministère, les polices spéciales pêche et environnement sont un peu allégées et les contrôles croisés sont privilégiés. Les navires sont toutefois soumis à un régime d'alerte pour appareiller au plus vite en cas de crise en mer et peuvent être mobilisées pour assurer le contrôle des mesures de confinement selon les directives locales des préfets maritimes (police de la navigation) », explique-t-on à la direction des Affaires maritimes, interrogée à ce sujet par Mer et Marine. Il en est de même pour les Unité Littorale des Affaires Maritimes (ULAM), « qui peuvent également être sollicitées localement sur ces mêmes missions de respect du confinement (police de la navigation) par les préfets de département. Elles interviennent à terre et en mer à des degrés divers selon les départements et les façades ». Comme partout, les Affaires maritimes, rattachées au ministère de la Transition écologique et solidaire, ne savent pas encore précisément quand l’activité de leur flotte pourra reprendre normalement. Tout dépendra de l’évolution de la situation sanitaire et des décisions du gouvernement quant au déconfinement. Des réunions sont prévues avec les représentants du personnel pour faire le point.

 

La VSR Gabian ( © BERNARD PREZELIN)

La VSR Gabian ( © BERNARD PREZELIN)

 

Pour mémoire, les Affaires maritimes comptent deux patrouilleurs en métropole, le Thémis basé à Cherbourg et l’Iris à Lorient. S’y ajoute l’Osiris II qui surveille les pêcheries australes depuis La Réunion. Quant aux vedettes de surveillance régionale, il y en a trois : le Gabian à La Rochelle, l’Armoise à Boulogne-sur-Mer et enfin la Mauve à Marseille. On notera que cette dernière est actuellement en arrêt technique, une opération qui a été maintenue malgré le contexte compliqué du moment. Cet arrêt technique se déroule au chantier marseillais Sainte-Marie.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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