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Ailes Marines : accord du conseil municipal de Lézardrieux à la base provisoire

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Ailes Marines : accord du conseil municipal de Lézardrieux à la base provisoire

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La base provisoire d’Ailes Marines va pouvoir s’installer à Lézardrieux. Le 20 février, le conseil municipal de la commune costarmoricaine a officialisé l’arrivée de la société en charge la construction du futur parc éolien en baie de Saint-Brieuc, en votant notamment pour la signature d’un contrat d’occupation temporaire du domaine maritime. Un ensemble de documents, dont ce contrat, doit être cosigné par la municipalité, le département et Ailes Marines.

Votée juste avant la fin de la mandature, cette importante décision a soulevé des protestations de l’opposition. Elle a claqué la porte du conseil municipal, reprochant à la majorité, sans s’opposer au projet, une certaine « précipitation », n'ayant pas eu suffisamment de temps pour étudier le projet. L’équipe municipale a argué qu’il fallait se dépêcher, le projet risquant de tomber à l’eau si les élections venaient à reporter encore le début des travaux, alors que le calendrier d’Ailes Marines a déjà du retard.

Les travaux à Lézardrieux doivent commencer cet automne pour une mise en service dans un an afin de débuter la construction du parc. Il s’agit d’installer un ponton renforcé de 100 mètres de long en eau profonde, ainsi qu’une station de carburant détaxé et des pompes à eaux grises, noires et de cales. Un hangar doit aussi être utilisé sur le port pour du stockage. En fonction des différentes phases de construction, Lézardrieux accueillera de deux à six crew boats. La construction du champ éolien doit durer trois ans. Pendant la phase d’exploitation, des équipes de maintenance entreront ensuite en activité.

Le port Saint-Quay-Portrieux devait initialement accueillir la base d’Ailes Marines. Mais le projet rencontre la résistance des pêcheurs. Ils estiment que la place n’est pas suffisante et la manœuvre ne serait plus possible dans cet espace restreint. Par ailleurs, fin janvier, le Comité départemental des pêches des Côtes d’Armor a dénoncé un « mépris envers la profession » de la part d’Ailes Marines. Il réclame notamment des « garanties sur l’ensouillage de la totalité des câbles et des réponses concernant les impacts du projet sur les ressources halieutiques (bruit, turbidité et pollution par les anodes sacrificielles) ».