Construction Navale
Aker Yards : La navale made in Scandinavie

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Aker Yards : La navale made in Scandinavie

Construction Navale

Nous vous proposons aujourd'hui une immersion dans le monde d'Aker Yards. Le périple débute sur les bords de la rivière finlandaise Aurajoki, à Turku, où quelques vieilles grues estampillées « Wärtsilä » témoignent de l’époque où les grands motoristes européens disposaient de leurs propres chantiers navals. Fermé depuis quatre décennies, l’ancien site, devenu fantomatique, fera bientôt place à un complexe immobilier, ses cales étant transformées en marinas. Dans l’ancienne capitale finlandaise, située au nord ouest d’Helsinki, le cœur de l’industrie navale bat désormais à une dizaine de kilomètres du centre ville. Turku fait partie, avec Helsinki et Rauma, des trois sites d’Aker Finnyards et, avec Saint-Nazaire, intégré au groupe en juin 2006, de la division Cruise & Ferries d’Aker Yards, spécialisée dans les navires à passagers, au premier rang desquels les paquebots. Avec l’acquisition des Chantiers de l'Atlantique, fleuron français de la construction navale, le groupe norvégien détient désormais 40% de parts de marché sur le segment des navires de croisière. Présent initialement en Norvège, où il est aujourd’hui le premier employeur privé avec 50.000 salariés, Aker a développé sa branche navale, au fil des années et des rachats, en Finlande, en Allemagne, en Roumanie, au Brésil, puis en France et en Ukraine. « De nombreuses acquisitions ont été réalisées en quelques années, notamment Tulcea (Roumanie) en 2000, Promar (Brésil) en 2001, Brevik (Norvège) et Kvaerner Masa Yards (Finlande) en 2002, Brattvaag (Norvège) en 2004, Chantiers de l’Atlantique (France), Kleven (Norvège) et Damen (Ukraine) en 2006. Au total, le groupe Aker compte désormais 17 chantiers dans 7 pays. Les sites ont été répartis au sein de trois branches : Croisière et Ferries, Navires Marchands, Offshore et Navires spécialisés », souligne Yrjö Julin, président de la division Cruise & Ferries.

Spécialisation et passerelles entre sites

Très éclaté, Aker s’est organisé de façon très spécialisée, en fonction du savoir-faire et des infrastructures propres aux différents chantiers. « Rauma, avec sa cale de 260 mètres et Helsinki, avec son bassin de 280 mètres, sont spécialisés dans les ferries, alors que Turku se concentre sur les navires de croisière. Mais, pour la seule division Cruise & Ferries, l’activité est très diversifiée avec, notamment, un service de refontes (Echantment of the Seas en 2005, Silja Symphony en 2006), une forte présence sur la construction des brise-glace, dont nous avons 60% du marché et enfin, à Rauma, sont réalisés des patrouilleurs et chasseurs de mines. En tout, nous avons déjà livré une centaine de navires militaires (depuis 1930, ndlr)», explique le patron du site de Turku, Matti Heikkinen. Malgré la répartition par divisions, les passerelles entre les branches sont bien réelles : « Cette organisation ne signifie pas que la situation est figée. Ainsi, le fait que Saint-Nazaire fasse partie de la division Cruise & Ferries ne veut pas dire qu’en France, on ne construira plus que des paquebots. Nous souhaitons tirer partie de l’expérience française et nous sommes aussi intéressés par le porte-avions, ainsi que les navires sismiques et océanographiques ». Pour Yrjö Julin, le développement très rapide du groupe Aker n’est « pas une explosion. C’est le résultat d’un management pointu. Comme vous le savez, le groupe Aker est présent en bourse et, alors que la construction navale est traditionnellement mal vue, les chiffres montrent que notre politique est efficace ».
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Voir la fiche technique des Freedom et Liberty of the Seas

Voir la fiche technique du Genesis

Voir la fiche technique de l'Enchantment of the Seas

Voir l'interview d'Yrjö Julin

Voir la fiche entreprise d'Aker Yards


Plongée au coeur d'Aker Yards