Construction Navale
Aker Yards / STX : L'Europe en rade et la Finlande prête à lâcher ses chantiers ?

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Aker Yards / STX : L'Europe en rade et la Finlande prête à lâcher ses chantiers ?

Construction Navale

Feu vert de Bruxelles en poche, STX doit prendre le contrôle d'Aker Yards le 21 mai, alors qu'en six mois, aucune solution n'a été dégagée pour repousser le raid sud-coréen sur la construction navale européenne. Deux jours après l'avis favorable rendu par la Commission, il convient de s'interroger sur l'incapacité des Européens à protéger l'une de leurs dernières industries lourdes, une activité à forte valeur ajoutée, en pleine croissance, et qui draine des dizaines de milliers d'emplois. La question est d'autant plus intéressante que les Coréens ne semblent même pas avoir attendu le feu vert européen pour commencer à s'installer dans les chantiers finlandais du groupe Aker. Nous y reviendrons plus loin. Basé à Oslo, en Norvège, Aker Yards, c'est plus de 20.000 salariés et 18 chantiers répartis notamment en Finlande, Norvège, Allemagne, Roumanie et bien sûr en France, au travers des ex-Chantiers de l'Atlantique, rachetés en 2006 à Alstom. Les grandes décisions politiques en matière d'industrie ne se prenant souvent, et malheureusement, qu'au pied du mur, l'intrusion coréenne constituait sans doute une opportunité unique de voir émerger un grand groupe européen élargi au-delà d'Aker. Tel ne fut pas le cas et il conviendra, dans les années à venir, de mesurer les conséquences technologiques, économiques et sociales de ce lourd échec.

Le Queen Mary 2 à Saint-Nazaire (© : AKER YARDS)
Le Queen Mary 2 à Saint-Nazaire (© : AKER YARDS)

Quand les intérêts divergent

Bien que resté très discret cet hiver, le

Meyer Turku (ex-STX FINLAND)