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Alstom et DCNS s’allient sur les éoliennes flottantes

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Les deux groupes français devraient annoncer officiellement, le 29 avril à Paris, la signature d’un accord de partenariat portant sur le développement de nouvelles éoliennes flottantes. C’est l’un des grands axes de développement de DCNS, qui cherche depuis plusieurs années à se diversifier dans le domaine des énergies renouvelables (EMR). Dès 2007, l’industriel avait initié avec le développeur lorientais Nass&Wind le projet Winflo, qui devait aboutir à la réalisation et l’expérimentation d’un démonstrateur d'éolienne flottante à échelle réduite, avec une turbine de 1 MW. Mais, alors que la fabrication devait débuter l’an dernier à Brest (où DCNS devait notamment réaliser le flotteur) et qu’elle a été repoussée à plusieurs reprises, Winflo a finalement été abandonné. Entretemps, d’autres projets ont en effet vu le jour avec des machines de forte puissance. Craignant d’être distancé par les développements plus rapides de concurrents internationaux, DCNS a finalement changé son fusil d’épaule et s’est rapproché d’Alstom.

 

 

L'ancien projet Winflo (© DCNS)

L'ancien projet Winflo (© DCNS)

 

 

Très en pointe dans le domaine des éoliennes, le groupe français a développé pour l’éolien offshore une machine de nouvelle génération, l’Haliade 150, dotée d’une puissance de 6 MW. Retenue pour équiper à partir de 2017 les champs français de Fécamp, Courseulles-sur-Mer et Guérande (80 éoliennes chacun), elle est également en compétition  dans le cadre de l’appel d’offres pour les futurs sites du Tréport et des Deux Iles (Noirmoutier – île d’Yeu). Et l’Haliade 150 a remporté ses premiers succès à l’export.  Au mois de décembre, KNK Wind, chargé du développement de projet pour Arcadis Ost 1 en Allemagne, l’a choisie dans le cadre d'une demande de permis de construire liée à la mise en service de 58 éoliennes offshore sur environ 30 km2 en mer Baltique. Puis, en février, elle a été retenue aux Etats-Unis pour équiper une ferme pilote de cinq machines située au large du Rhode Island, avec d’intéressantes perspectives de développement sur le marché américain.

 

 

L'éolienne offshore Haliade 150 (© ALSTOM)

L'éolienne offshore Haliade 150 (© ALSTOM)

 

 

Fort de ces succès et en attendant les résultats d’autres appels d’offres, Alstom, qui travaille comme DCNS sur différents types d’EMR, comme l’hydrolien, veut depuis un moment proposer une offre dans le domaine de l’éolien flottant, qui permet d’implanter des machines au-delà de 40 mètres de profondeur. Les ingénieurs d’Alstom ont notamment planché sur un démonstrateur avec le bureau d’ingénierie navale américain Glosten, l’objectif annoncé fin 2013 étant de tester un prototype au large de la Cornouaille dès l’an prochain. On peut imaginer que DCNS devrait se raccrocher à ce projet. Quant à la machine, la logique voudrait que la future éolienne flottante soit équipée d’une turbine dérivée de l’Haliade 150. 

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