Marine Marchande
Améliorer la veille à bord des navires de commerce pour éviter les abordages

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Améliorer la veille à bord des navires de commerce pour éviter les abordages

Marine Marchande

Lors des tables rondes et rencontres organisées ces derniers mois sur les questions de sécurité de la navigation, de nombreux développements ont été faits par des intervenants de référence, et notamment les professionnels concernés, en ce qui concerne les causes et circonstances des échouements et abordages, fréquents dans les approches maritimes de l'Europe. S'appuyant sur des données issues des travaux des organismes d'enquête technique indépendants comme le BEAmer français ou le MAIB britannique, et de recherches conduites par l'Université de Bretagne Sud et l'Institut maritime de prévention, l'Institut Français de la Mer et l'Institut Maritime de Prévention estiment nécessaire d'appeler l'attention des organismes internationaux. Organisation maritime internationale, Organisation internationale du travail, Union européenne, Agence européenne de sécurité maritime et Agence européenne pour la santé et la sécurité au travail sont interpellées sur ce qui se révèle être la principale cause des abordages : une organisation inadéquate du travail de quart et la perte de vigilance qui en résulte sur les navires concernés. « S'agissant des navires de commerce, cette perte de vigilance est particulièrement grave car lors des événements de mer en cause la probabilité qu'elle puisse entraîner des pertes de vie humaines ou de graves pollutions. Il apparaît que dans la majeure partie des cas étudiés, cette situation résulte d'une insuffisance d'armement », expliquent l'IFM et l'IPM.

Revenir à trois officiers et un veilleur pour les périodes d'obscurité

Pour les deux instituts, pour des unités effectuant des traversées de plusieurs jours, trop souvent le quart n'est assuré que par deux officiers (le capitaine et son second) travaillant en alternance alors que trois sont requis par les réglementations internationales pertinentes. « En outre, en période d'obscurité, l'officier de quart n'est pas, comme réglementairement prévu, assisté d'un veilleur. Il s'y ajoute une multiplication de taches administratives, certes nécessaires, mais qui sont faites par les officiers pendant les périodes de quart. L'amplitude des journées de travail peut dépasser les 20 heures et la concentration nécessaire sur les seules tâches du quart en sont gravement affectés ». L'IFM et l'IPM demandent, en conséquent, que les organismes européens et internationaux concernés prennent des mesures urgentes et vigoureuses pour un retour, hors navigation portuaire et côtière, à une organisation du quart par trois officiers. L'autre demande porte sur les périodes d'obscurité, avec l'assistance obligatoire d'un veilleur.

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