Défense
Amiral Rogel : « La cohérence d’ensemble de la marine est préservée »

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Amiral Rogel : « La cohérence d’ensemble de la marine est préservée »

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Conséquences du Livre Blanc sur le format, les effectifs et le champ d’action de la marine, évolution des missions, développement des enjeux maritimes… A l’occasion d’une rencontre avec l’Association des Journalistes de Défense (AJD), le 10 juillet à Paris, l’amiral Bernard Rogel, chef d’état-major de la Marine nationale, a fait le point sur la situation de la flotte française et répondu aux questions des journalistes de l’AJD, dont celles de Vincent Groizeleau, de Mer et Marine.

 

 

Le Livre Blanc : « Le meilleur compromis possible »

 

 

Le principal sujet du moment concerne, bien entendu, les conséquences du nouveau Livre Blanc sur la Défense et sa traduction dans la prochaine Loi de Programmation Militaire (LPM), qui couvrira la période 2014 – 2019 et sera examinée à l’automne par le parlement. Qu’en est-il pour la marine ? « Les armées sont là pour mettre en œuvre les ambitions politiques et le Livre Blanc permet la mise au regard des ambitions d’un pays avec ses capacités budgétaires. C’est un exercice difficile mais les ambitions de la France demeurent mondiales et on ne peut que s’en féliciter.  Je pense que nous sommes arrivés au meilleur compromis possible », estime le CEMM. Pour l’amiral Rogel : « La cohérence d’ensemble des armées et celle de la marine sont préservées. Nous avons réussi à garder une boite à outils interopérable et complémentaire ». Cette boite à outils, comme l’appelle le patron de la flotte française, offre au président de la République, via le chef d’état-major des armées, un vaste panel de capacités à même de répondre à différents scénarii, des plus simples aux plus complexes. Cela, dans un monde qui évolue constamment et de plus en plus rapidement. « On assiste à une compression des temps politique, médiatique et militaire. La montée en puissance d’un dispositif est réduite dans le temps et, pour maintenir des délais de réaction rapides, il fallait maintenir le dispositif ». Pour la Marine nationale, cela se traduit par une flotte comprenant, à l’horizon 2025, un porte-avions, 4 sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), 6 sous-marins nucléaires d’attaque (SNA), 3 bâtiments de projection et de commandement (BPC), 15 frégates de premier rang, 6 frégates de surveillance et une quinzaine de patrouilleurs.

 

 

Le groupe aéronaval (© MARINE NATIONALE)

Le groupe aéronaval (© MARINE NATIONALE)

 

 

Une présence réduite

 

 

Dans la bataille budgétaire du Livre Blanc, en termes de passerelles, la flotte a donc perdu, par rapport au précédent format, un BPC, ainsi que trois frégates de premier rang. Une réduction qui n’est pas négligeable mais qui n’est pas catastrophique non plus. Ce qui est somme toute logique compte tenu de la mont

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