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Amiral Rogel : « La marine est au-delà de son contrat opérationnel »

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Amiral Rogel : « La marine est au-delà de son contrat opérationnel »

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(Publié le 15 février) La Marine nationale connait depuis un moment une activité extrêmement forte, pour ne pas dire record. Début février, quelques 7000 marins et 50 bâtiments étaient à la mer. Pour faire simple, la moitié de la flotte, mais aussi de l’aéronautique navale, soit une quarantaine d’aéronefs, est sur le pont, de même qu’un quart des effectifs de marins. Une grande partie est en mission aux quatre coins de la planète, alors que les autres unités s’entrainent pour assurer les relèves. Tout ce qui est apte à naviguer, ou presque, largue les amarres et le roulement des unités est assez impressionnant. « 2014 a été une année opérationnelle intense et je ne vois pas d’amélioration en 2015. La marine demeure très sollicitée, nous sommes engagés partout, même au plus profond des terres avec les commandos et les Atlantique 2 », explique l’amiral Bernard Rogel, chef d’Etat-major de la Marine nationale. D’ores et déjà, pour 2015, les unités ont une activité programmée à 100% de leur potentiel, ce qui en dit long sur le niveau de sollicitation de la flotte.

 

Frégate et Atlantique 2 (© MARINE NATIONALE)

Frégate et Atlantique 2 (© MARINE NATIONALE)

 

Quatre à cinq déploiements permanents au lieu de deux

Alors que le dernier Livre Blanc sur la Défense fixait, pour la marine, une réduction du nombre de déploiements permanents à deux au lieu de trois, le contexte international et les besoins militaires ont rapidement fait mentir ces prévisions. « Nous sommes plutôt à quatre ou cinq déploiements permanents entre l’océan Indien, le golfe Persique, le golfe de Guinée, la Méditerranée orientale et la mer Noire. La marine est au-delà de son contrat opérationnel fixé par le Livre Blanc », souligne le CEMM. Pour autant, l’amiral Rogel n’a pas l’intention de s’apitoyer sur le manque de moyens, « ne comptez pas sur moi pour ça », lance-t-il, préférant rappeler que ses marins et le matériel, malgré cet effort exceptionnel, répondent présents : « nous continuons d’assurer les missions ». Le grand patron reconnait néanmoins que ce n’est pas toujours évident : « Il y a des côtés un peu difficiles et il faut parfois faire des choix, il y a des arbitrages quand on ne peut pas être partout ». Au-delà des problèmes liés au manque de passerelles pour assurer l’ensemble des missions, le maintien en condition opérationnel et la disponibilité de matériels extrêmement sollicités n’est pas une mince affaire.

 

SNLE escorté par une frégate (© MARINE NATIONALE)

SNLE escorté par une frégate (© MARINE NATIONALE)

 

Les missions permanentes, les opex et l’action de l’Etat en mer

L’amiral Rogel rappelle que la Marine nationale repose sur un trépied opérationnel : les missions permanentes, les opérations extérieures et l’action de l’Etat en mer. « Les missions permanentes comportent la dissuasion nucléaire, pour laquelle nous avons depuis 40 ans au moins un SNLE à la mer, mais aussi les déploiements dans des zones d’intérêt. Des moyens naval

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