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Annuler le programme CVF coûterait une fortune à la Grande-Bretagne

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Annuler le programme CVF coûterait une fortune à la Grande-Bretagne

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L'hypothétique arrêt de la construction des deux nouveaux porte-avions de la Royal Navy continue de faire des remous de l'autre côté de la Manche. Après les déclarations de plusieurs hautes autorités concernant cette possible annulation du programme Carrier Vessel Future (CVF) dans le cadre la revue de défense prévue l'an prochain, la presse anglaise s'est déchaînée. Une telle décision a été présentée, par certains journaux, comme une absurdité économique. Signé en 2008, le contrat a, en effet, déjà débouché sur la notification de nombreux marchés auprès des industriels et de leurs sous-traitants. Alors que les premiers blocs du HMS Queen Elizabeth sont arrivés cet été aux chantiers de Rosyth, This is Money estime que la facture serait très salée si le gouvernement décidait d'abandonner les CVF. On parle d'une somme supérieure à 2 milliards d'euros, sur un programme évalué entre 4 et 5 milliards. Selon ce media économique anglais, dont le Portail des sous-marins se fait l'écho, les industriels auraient déjà passé pour 1 milliard d'euros de commandes. Les 80.000 tonnes d'acier nécessaires ont, ainsi, été achetés auprès de la société Corus, alors que les turbines à gaz MT30 ont été notifiées à Rolls-Royce. Dans les prochains moins, le montant des commandes prévues d'élève à quelques 550 millions d'euros, alors que les pénalités d'annulation seraient fixées à 440 millions d'euros. A cela, il faudra ajouter le coût social de la décision. A défaut de construire les Queen Elizabeth et Prince of Wales, l'industrie navale britannique se retrouverait dans une situation très difficile, avec sans doute des fermetures de chantiers à la clé. Pour mémoire, le ministère britannique de la Défense a estimé à 10.000 le nombre d'emplois liés au programme CVF.
Déjà retardés, les deux porte-avions doivent entrer en service en 2016 et 2018.

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