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Antinavire léger : La configuration générale figée

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Antinavire léger : La configuration générale figée

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Français et Britanniques ont arrêté la configuration générale d'un missile antinavire léger destiné à équiper les hélicoptères de la Marine nationale et de la Royal Navy. Ce projet, baptisé ANL en France et Future Anti-SurfaceGuidedWeapon (FASGW) en Grande-Bretagne, fait l'objet d'une étude d'évaluation de plus de deux ans lancée par les deux pays en septembre 2009. Le contrat, d'une valeur de 50 millions d'euros, a été notifié à MBDA, qui mobilise sur ce projet ses sites français et britanniques. Après un an de travaux, la configuration générale de l'engin a donc été établie. D'un poids d'une centaine de kilos, l'ANL/FASGW aura une portée de 20 kilomètres. Emportant une charge militaire de 30 kilos, il sera bien doté d'un autodirecteur infrarouge et, petite particularité, d'un booster non-largable. Cette configuration permet d'assurer la sécurité de l'hélicoptère dans n'importe quelle condition de tir. Elle impose aussi la mise en place d'un tuyau d'échappement pour le moteur de croisière, qui sortira du missile à l'avant du booster. L'ANL/FASGW dispose, enfin, d'une liaison de données bidirectionnelle permettant de maintenir un lien avec l'opérateur de l'hélicoptère. Les caractéristiques techniques du missile vont désormais s'affiner, les études de faisabilité se poursuivant en 2011. Si le programme est ensuite lancé, l'objectif est de voir cette nouvelle arme arriver dans les forces navales françaises et britanniques en 2015/2016.

La dernière maquette de   l'ANL/FASGW (© : MBDA)
La dernière maquette de l'ANL/FASGW (© : MBDA)

Contre des navires de moins de 500 tonnes

Le futur missile devra être compatible (manutention, transport) avec les antinavires aéroportés actuels, soit les AS-15 TT vendus par la France aux Emirats et à l'Arabie Saoudite, ainsi que les Sea Skua mis en oeuvre par les hélicoptères de la Royal Navy. Dans la flotte britannique, le FASGW équipera les futurs Lynx Wildcat alors que dans la Marine nationale l'utilisera à partir de ses Panther Mk2 (en cours de modernisation) et ses NH90. Conçu pour être utilisé contre des navires dont le tonnage est inférieur à 500 tonnes, y compris des vedettes rapides, l e futur missile missile doit répondre à l'évolution de la menace asymétrique (des pirates ou terroristes pourraient par exemple, un jour, mettre en oeuvre des missiles sol-air contre les hélicoptères embarqués), ainsi qu'au souhait des marins français de redonner à leurs hélicoptères une capacité antinavire contre des unités de combat de faible tonnage, très présentes dans les zones littorales. Depuis 1995 et le retrait de l'AS 12 embarqué sur Lynx, la France ne dispose plus de cette capacité. Quant à la Grande Bretagne, son Sea Skua, vieillissant, doit être remplacé. D'où l'idée de produire un engin léger peu coûteux, l'emploi contre de petits navires de gros missiles comme l'Exocet étant disproportionné.
On notera enfin que l'Allemagne, également utilisatrice de Sea Skua sur Lynx, pourrait s'intéresser au projet franco-britannique.

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