Marine Marchande
Antoine Matthys : « La compétitivité du RIF s’est accrue »

Interview

Antoine Matthys : « La compétitivité du RIF s’est accrue »

Marine Marchande

Il y a 11 ans, le Registre International Français voyait le jour avec, un an plus tard, la création du Guichet unique. Le nouveau pavillon international tricolore prenait la relève de celui des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), datant de 1987. En 2015, la flotte immatriculée sous RIF a dépassé le seuil des 300 navires, avec à leur bord 3479 marins français, contre 3174 en 2006. Au bout d’une décennie, l’évolution est lente mais demeure positive, malgré une baisse du nombre de navires de transport, compensée par une hausse des navires de service et de grande plaisance.

Alors que la récente loi sur l’Economie bleue (aussi connue sous le nom de « Loi Leroy », du nom du député Arnaud Leroy, qui l’a portée) offre de nouveaux avantages au RIF, nous faisons le point avec Antoine Matthys, chef du Guichet unique, sur la première décennie du pavillon international français et sur ses perspectives.

 

MER ET MARINE : Pouvez-vous nous rappeler quels étaient les objectifs originaux du RIF ?

ANTOINE MATTHYS : La création du RIF en 2005 avait deux objectifs majeurs : le développement de la sécurité et de l’emploi maritimes. Nous étions dans un contexte d’aides d’Etat autorisées par l’Union européenne, comme les exonérations des contributions patronales et la taxe au tonnage, pour éviter la fuite des navires européens vers des pavillons comme ceux du Panama, du Libéria ou encore des Iles Marshall.

Pour la France, il s’agissait aussi de moderniser le dispositif existant, le registre des TAAF, qui était le registre i

Registre International Français (RIF)