Marine Marchande
Appareillage pour les Eparses à bord du Marion Dufresne

Reportage

Appareillage pour les Eparses à bord du Marion Dufresne

Marine Marchande

Sur le quai du Port à la Réunion, le navire bleu est juste de retour des latitudes rugissantes du sud. Les cales sont ouvertes, les grues sont en train de décharger. Crozet, Kerguelen et Saint-Paul-et-Amsterdam... Le Marion Dufresne vient d’effectuer la première rotation logistique de desserte des archipels subantarctiques de l'année 2014. Il y a amené tout ce dont les bases scientifiques australes vont avoir besoin pour les quatre prochains mois ainsi que la relève d’une partie des équipes d’entretien des bases. Il en a ramené des scientifiques, revenus de la campagne d’été, du matériel scientifique et tous les déchets produits sur place.

« On ne va pas traîner. On débarque tout aujourd’hui et demain matin. Et on repart dans la foulée ». Patrice Rannou est l’OPEA, officier portuaire d’expédition australe. Ancien marin militaire, il travaille désormais à l’administration des Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF). Deux fois par an, il embarque sur le Marion, pour superviser le ravitaillement des îles. C’est lui qui fait le lien entre l’équipage du navire et ses « clients » : les

Terres australes et antarctiques françaises (TAAF)