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Arabie Saoudite : commande confirmée pour quatre LCS américains
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Arabie Saoudite : commande confirmée pour quatre LCS américains

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Le projet avait été annoncé en mai 2017 suite à un accord global au travers duquel l’Arabie Saoudite, suite à la première visite officielle de Donald Trump, s’était engagée à acquérir pour 28 milliards de dollars d’équipements militaires américains.  La construction aux Etats-Unis, pour la marine saoudienne, de quatre frégates légères dérivées des Littoral Combat Ships (LCS) du type Freedom produits pour l’US Navy, a été confirmée le 27 décembre par Fincantieri (eu égard à ses obligations de communication vis à vis de la bourse de Milan). Le groupe italien est en effet via sa filiale américaine FMG propriétaire des chantiers Marinette Marine, situés dans le Wisconsin et qui réalisent les Freedom. Ces derniers ont été développés et son commercialisés par un consortium emmené par Lockheed-Martin, qui pilote le contrat conclu avec Ryad, et comprenant également l’architecte américain Gibbs & Cox. La part revenant à FMG est annoncée à 1.3 milliard de dollars, un montant sans doute bien supérieur allant  probablement revenir aux équipementiers américains pour fournir les systèmes et armements des navires. Pour mémoire, lorsque ce projet a été évoqué pour la première fois en octobre 2015, dans le cadre du plan de modernisation de la flotte saoudienne de l’Est, un coût total de 11 milliards de dollars était avancé. Il est sans doute nettement plus réduit aujourd’hui, les saoudiens ayant renoncé à certaines capacités, comme le système de défense aérienne Aegis.

 

Le modèle MMSC (© LOCKHEED-MARTIN)

Le modèle MMSC (© LOCKHEED-MARTIN)

 

Connus sous le nom de MMSC (multi-mission surface combatant), ceux-ci mesureront 118 mètres de long, un peu plus que les LCS de l’US Navy (115 mètres pour 3090 tonnes de déplacement en charge). La propulsion, basée sur une architecture diesel/gaz, leur permettra officiellement de dépasser les 30 nœuds (plus de 40 pour les LCS américains équipés de deux turbines à gaz MT30 et d’hydrojets Kamewa), l’autonomie étant portée à 5000 milles à vitesse économique afin de leur permettre d’évoluer plus loin