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Armement Bigouden : Un nouveau chalutier en finition chez Gléhen
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Armement Bigouden : Un nouveau chalutier en finition chez Gléhen

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Appelez-le « Bara 17 ». « Son nom n’a pas été décidé encore, relève Christophe Colin, cadre de l’Armement bigouden, basé au Guilvinec. Nous avons quelques pistes. »

En attendant, le nouveau Bara, dix-septième de la série, gardera son nom de code. Il présente la même longueur que le Bara Breizh, le précédant de la série inauguré en novembre 2017, à savoir 24,90 m, pour 7,80 m de large. « Il y a quelques légères modifications », précise Christophe Colin. Une passerelle un peu plus longue et rehaussée, de même qu’un sonar « un peu plus performant pour la saison du thon ». Le budget reste équivalent : environ 3,70 M€.
L’Armement est fidèle aux chantiers pour ses Bara, depuis le lancement de la série en 1979, avec le Bara Pemdez. Tous ont été construits à Douarnenez, hormis le Bara Bihan, d’occasion. C’est d’ailleurs ce bateau que le Bara 17 remplacera dans la flotte. « Nous restons à onze navires », appuie le responsable technique de l’Armement Bigouden, qui emploie 102 salariés dont 80 marins et « douze voire treize dockers ». La livraison est prévue « à la fin du mois de mai ». « Un bateau comme celui-ci, c’est comme une maison neuve. Cela demande environ un an et demi de travaux », décrit Christophe Colin.

« Toujours plus d’électronique »

En cette fin février, les hommes du chantier Gléhen s’apprêtent à mettre le Bara 17 sous cocon pour le sabler puis le peindre, avant sa mise à l’eau prévue au printemps. Quand la série a commencé, Pierre-Yves Gléhen, responsable des projets dans le chantier familial depuis deux ans et demi, n’était pas encore né.

Dans son bureau sur le port du Rosmeur, la série s’affiche en photos et laisse apparaître clairement les grandes évolutions de ce modèle de chalutier hauturier, dont le ventre s’est tranquillement arrondi avec le temps. « Avec l’Armement et son partenaire qui réalise les plans, la Coprexma à Pont-l’Abbé, nous avons fait évoluer la série vers toujours plus de sécurité, de stabilité et de confort à bord », résume-t-il. Ses ouvriers sont en charge de toute la partie chaudronnerie de la coque.
La coque est en acier, les superstructures en aluminium. « Les équipements de pêche évoluent, il y a quatre enrouleurs et trois treuils aujourd’hui et toujours plus d’électronique », continue Pierre-Yves Gléhen. Notamment un sondeur multifaisceaux. L’ensemble propulsif reste le même que celui du Bara Breizh, de même que les moteurs Caterpillar. Depuis les premiers de la série, la jauge a doublé, passant de 100 UMS (Universal Measurement System) en 1979 à environ 210 UMS aujourd’hui.

Confort : « primordial pour attirer les jeunes »

C’est aussi le chantier douarneniste qui se chargera des aménagements intérieurs, en bois. Pour le reste, tout se fait en coactivité avec des entreprises bigoudènes ou douarnenistes. « On cherche à travailler au maximum avec les entreprises locales », appuie Christophe Colin, énumérant Méca Marine Propulsion pour la mécanique, Bopp pour l’hydraulique, MBM pour l’électricité, Technimer pour l’électronique, Thomas Froid pour le froid et Mao pour la peinture.
Les plans pensent aussi au confort des marins. « C’est primordial si l’on veut attirer les jeunes », relate Christophe Colin. Comme le Bara Breizh, le Bara 17 aura cinq cabines climatisées individuelles et deux doubles à l’avant, « pour les stagiaires ou les chercheurs ». Le tout muni de chauffe gants et bottes.

L’équipage, « qui n’est pas encore défini », sera composé de sept hommes. Cinq seront à bord à chaque marée et deux en repos, pour permettre une bonne rotation des équipes. Pour mémoire, la moyenne d’âge du Bara Breizh s’élevait à 31 ans lors de sa mise en novembre 2017.

Un article de la rédaction du Télégramme

 

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