Défense
Atalanta : Un Awacs français en renfort

Actualité

Atalanta : Un Awacs français en renfort

Défense

Depuis le 27 août, un avion de détection et de commandement aéroportés français E-3F Awacs est mis en oeuvre depuis Djibouti pour appuyer l'opération européenne de lutte contre la piraterie. L'appareil de l'armée de l'Air, appartenant au 36ème escadron de la base d'Avord, complètera l'action des avions de patrouille maritime oeuvrant déjà au profit d'Atalanta. Il permet, ainsi, de couvrir une zone plus étendue, de la mer Rouge aux Seychelles, répondant au développement des attaques de pirates très loin de leurs bases somaliennes. L'hiver dernier, le déploiement d'un tel avion en océan Indien avait fait l'objet de différentes rumeurs, démenties par l'Etat-major des Armées. On estimait alors que l'emploi de l'Awacs, s'il se prêtait parfaitement aux opérations de lutte contre le narcotrafic (nécessitant la détection de mobiles rapides), était moins évident dans la chasse aux pirates. Ces derniers opèrent, en effet, à l'abri de vastes étendues, cachés dans le trafic maritime et se faisant souvent passer pour des pêcheurs. Les capacités de l'E-3 F en matière d'identification par AIS (système d'indentification automatique des navires de commerce) se heurtent quant à elles au fait qu'en océan Indien, une multitude de navires ne sont pas dotés de ce système. Enfin, l'identification de pirates par avion nécessite une observation précise, mission que les appareils de patrouille maritime sont plus à même de remplir. L'emploi de l'Awacs, s'il ne constitue pas une réponse « décisive » contre l'action des pirates, permet néanmoins à l'état-major d'Atalanta de disposer d'une capacité supplémentaire, et complémentaire, aux moyens déjà en place, l'ensemble ayant pour objectif d'améliorer la connaissance de la situation sur la zone.

Piraterie