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Atlantique : La marine à la recherche de l'A330 d'Air France

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Atlantique : La marine à la recherche de l'A330 d'Air France

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Le président de la République a demandé au gouvernement et aux administrations concernées de « tout mettre en oeuvre » pour retrouver la trace de l'Airbus A330 d'Air France, qui s'est abîmé en plein océan Atlantique lundi matin. La Marine nationale est fortement impliquée dans les recherches. Dès hier midi, l'avion de patrouille maritime Atlantique 2, pré-positionné à Dakar, a décollé pour survoler la zone présumée de l'accident. Cet appareil doit être épaulé aujourd'hui par un autre ATL2 et un Falcon 50M de l'aéronautique navale, dépêchés depuis la France. Dans le même temps, un navire en mission de surveillance dans le golfe de Guinée (probablement la frégate légère furtive (FLF) Guépratte) a été dérouté pour participer aux recherches. Les moyens français sont complétés par des avions, hélicoptères et navires brésiliens. L'Espagne a également proposé son aide et Paris a demandé l'assistance des Etats-Unis pour que les moyens satellitaires américains soient utilisés. Dans la soirée, Air France annonçait avoir localisé, à quelques dizaines de milles près, la zone où l'appareil est tombé. Ce secteur se situerait à mi-chemin entre le Brésil et le Sénégal.
Après un dernier contact vers 4H15 du matin, le vol AF 447, qui avait décollé de Rio de Janeiro pour rejoindre l'aéroport parisien de Roissy, a disparu sans envoyer de message de détresse. L'A330 d'Air France transportait 216 passagers, dont 61 Français, et 12 membres d'équipage. Il s'agit de la plus importante catastrophe aérienne de l'histoire de la compagnie, considérée comme l'une des plus sûres du monde.
Les moyens de sauvetage vont tenter de repérer les restes de l'appareil et d'éventuels survivants. L'espoir est cependant très mince. La récupération des débris de l'avion pourraient permettre de mieux comprendre les causes de l'accident. Il faudrait également localiser les boites noires mais cela s'annonce difficile, l'Atlantique plongeant dans cette zone à plusieurs milliers de mètres de profondeur. Or, le temps est compté puisque les enregistreurs ne devraient émettre un signal que durant 30 jours.
Pour mémoire, il avait fallu deux semaines pour retrouver les boites noires du Boeing 737 de Flash Airlines, qui s'était crashé en janvier 2004 à Charm el-Cheikh, en Egypte (il y avait eu 148 morts). Le robot sous-marin Scorpio 2000 avait récupéré les boites à 1000 mètres de profondeur.

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