Marine Marchande
Atlantique : La tempête jette un cargo sur la plage des Sables d'Olonne

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Atlantique : La tempête jette un cargo sur la plage des Sables d'Olonne

Marine Marchande

L'image est rarissime sur les côtes françaises. Hier, des centaines de curieux se sont pressés sur la grande plage des Sables d'Olonne, en Vendée, où un cargo s'est échoué. Le navire de 88 mètres était littéralement posé sur le sable, juste devant le remblai de la station balnéaire. Construit en 2003 et battant pavillon néerlandais, l'Artemis a été victime de la violente tempête qui s'est abattue lundi, au petit matin, sur le littoral atlantique. Peu avant 7 H 45, le navire, confronté à une très forte houle, a été poussé sur la plage après avoir raté l'entrée du port des Sables, où il venait chercher une cargaison de blé. Compte tenu de la puissance du vent, la tentative prévue hier soir pour déséchouer l'Artemis a été abandonnée. « Une opération de déséchouement a été tentée en urgence à l'occasion de la pleine mer. Cette opération n'a pas été conduite dans les conditions techniques les plus favorables, car elle visait à exploiter la première pleine mer susceptible de créer une hauteur d'eau pouvant permettre la remise à flot du navire », explique la préfecture maritime de l'Atlantique.


L'Artemis échoué (Photo : Marine nationale / PM Johann Guiavarch)

Le remorqueur Abeille Languedoc, affrété par la Marine nationale, essayera de nouveau aujourd'hui, si les conditions météo le permettent, de sortir le cargo de cette mauvaise passe. Si l'opération se solde par un échec, il faudra attendre le 7 avril et de nouvelles grandes marées pour espérer le tirer de là. Une question se pose néanmoins : L'Artemis, posé sur le sable, tiendra-t-il trois semaines dans cette posture ? « Le cargo Artemis est un navire récent, en excellent état et qui est actuellement parfaitement intègre. Tant que cette situation perdure, les solutions maritimes de déséchouement seront privilégiées. L'armateur, qui a la responsabilité de cette opération, étudie avec ses conseils les différentes solutions techniques envisageables », précise la préfecture maritime.


L'Artemis échoué (Photo : NANTES 7 - Valerie Leroux-Coleno)

L'accident est survenu alors que le navire était en phase d'approche vers le port, avec un pilote à bord. Il est principalement dû aux mauvaises conditions météorologiques : le vent était alors établi à 37 Nd (65 km/h), et la houle était très forte. Les six membres d'équipage et le pilote étaient toujours à bord hier soir. Les premiers éléments d'analyse font ressortir que l'accident est survenu à marée descendante, 1h30 après la pleine mer. Les soutes de l'Artemis contiennent 40 m3 de gazole de propulsion. Il s'agit d'un produit volatil léger, ce qui limite les risques de pollution. Pour des raisons de sécurité, un périmètre d'exclusion maritime et terrestre à été instauré autour du bateau. Il vise, notamment, d'empêcher les curieux, déjà très nombreux hier, de trop s'approcher du cargo.


L'Artemis échoué (Photo : NANTES 7 - Valerie Leroux-Coleno)


L'Artemis échoué (Photo : NANTES 7 - Valerie Leroux-Coleno)




L'Artemis échoué (Photo : NANTES 7 - Valerie Leroux-Coleno)

Pollution en mer et accidents