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Atlantique : Malgré les recherches, le chalutier Rose des Vents reste introuvable

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Atlantique : Malgré les recherches, le chalutier Rose des Vents reste introuvable

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Hier, pas moins de cinq navires, deux hélicoptères et un avion de patrouille maritime ont passé au peigne fin, en vain, la zone présumée du naufrage du Rose des Vents. Le petit chalutier de 10 mètres a disparu avec ses deux hommes d'équipage, au large du Croisic, où il était attendu hier matin. A 1 H 19, sa balise de détresse a été déclenchée, alors que le bateau se trouvait à 24 kilomètres au sud-ouest du port de pêche. Les conditions météorologiques étaient alors mauvaises, avec des rafales à 80 km/h, des creux de 2.5 mètres et des grains. Dès 2 H 30 du matin, l'hélicoptère Dragon 56 de la sécurité civile, ainsi qu'un Dauphin et un avion Falcon 50 de la Marine nationale se sont relayés sur zone. En mer, les canots SNSM du Croisic et de Belle-Ile étaient rejoints par l'aviso Commandant Blaison, le sablier Moniflor et la vedette Sèvre, de la gendarmerie maritime. Malgré cette débauche de moyens, le Rose des Vents est resté introuvable. Ni débris, ni caisses, ni ballons... Vingt heures après l'alerte, pas une trace du chalutier n'a été retrouvée. Seuls une botte et un panier de pêche, dont l'origine est inconnue, ont été repêchés.

Deux échos sonars inconnus

Avec une eau à seulement 12 degrés et aucun signe des deux marins, l'espoir s'amenuisait, hier soir, alors que la nuit tombait. Seule piste potentiellement sérieuse recueillie dans la journée, celle de deux échos, repérés par le sonar de coque du Cdt Blaison. « L'aviso a repéré deux échos sonars non répertoriés sur les cartes marines, dans la zone où la balise de détresse s'est déclenchée », précise-t-on à la préfecture maritime de l'Atlantique. Pour en avoir le coeur net, la marine a dépêché le chasseur de mines Céphée, qui a appareillé de Brest hier soir pour rallier le secteur aujourd'hui. Doté de sonars et de mini sous-marins, le bâtiment devra déterminer si ces échos, à une quarantaine de mètres de profondeur, correspondent au Rose des Vents ou à des obstacles naturels, des conteneurs ou encore une épave ayant glissé sur le fond. Les circonstances du naufrage restent pour l'heure très floues, bien que les conditions météos étaient mauvaises. Certains marins croisicais, sous le choc de la nouvelle, n'ont pas hésité à affirmer qu'avec la crise traversée par le métier, les pêcheurs étaient obligés de sortir plus souvent et de prendre de très gros risques. Sur le port du Croisic, tout le monde connait les deux marins, âgés de 34 et 39 ans. Réputés comme de bons professionnels, ils avaient pris la mer sur un navire récent, construit en 2003. Ironie du sort, l'un d'eux a perdu ses deux frères, en décembre 2001, lors du naufrage de la Perle de Jade. Le chalutier de 19 mètres avait sombré devant Noirmoutier avec ses quatre hommes d'équipage.

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