Défense
Attentat de Karachi : Cérémonie du souvenir à Cherbourg

Actualité

Attentat de Karachi : Cérémonie du souvenir à Cherbourg

Défense

Dix ans jour pour jour après l'attentat de Karachi, les proches des victimes se sont réunies hier, à Cherbourg, pour participer à une cérémonie devant la plaque commémorative de ce drame, qui a causé la mort de 11 Français le 8 mai 2002. Ils travaillaient à Karachi pour le compte de l'ex-Direction des Constructions Navales (aujourd'hui DCNS), qui était alors une administration, dans le cadre de la construction en transfert de technologie de sous-marins du type Agosta 90B commandés par le Pakistan. Dix ans après l'attentat, les familles des victimes, mais aussi les personnels blessés, réclament toujours que la justice fasse toute la lumière sur cette attaque. Des soupçons pèsent notamment sur le fait que l'attentat aurait pu être perpétré en représailles à l'arrêt du versement, par la France, de commissions payées en marge du contrat. Dans cette affaire, il est également question d'éventuelles rétro-commissions qui auraient pu servir à financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, en 1995. Alors que deux informations judiciaires ont été ouvertes, les magistrats ont progressé difficilement dans leurs investigations ces dernières années, notamment en raison de l'impossibilité d'accéder à certaines données classifiées.
Pour les familles, l'élection d'un nouveau président de la République représente un véritable espoir. François Hollande, qui les a rencontrées il y a quelques semaines, a assuré que le secret défense serait levé sur les documents nécessaires aux juges, dès lors que ces éléments ne mettaient pas en cause la sûreté de l'Etat. Hier, Bernard Cazeneuve, député-maire socialiste de Cherbourg, a estimé que « la vérité est pour l'Etat et ses pouvoirs constitués un devoir moral qui suppose que toutes les institutions de la République se mobilisent pour la rendre possible ».

Naval Group (ex-DCNS)