Science et Environnement

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Au plus froid des périodes glaciaires, des étés « chauds » faisaient fondre massivement les calottes de glace

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Communiqué de l’Ifremer (09/08/19) Contrairement à ce que la communauté scientifique pensait jusqu’ici, les périodes les plus froides des ères glaciaires connaissaient des étés chauds avec des températures nettement positives. Ces « étés glaciaires » auraient occasionné d’importants épisodes de fonte des calottes de glace. Les apports gigantesques en eau douce ainsi générés auraient provoqué un ralentissement de la circulation océanique et impacté le climat de l’époque. C’est ce que suggère l’étude de chercheurs de l’Ifremer, menée en collaboration avec des collègues de l’Université de Columbia, sur l’avant-dernière période glaciaire. Elle vient d’être publiée dans la revue Geology.

La découverte a été faite grâce à une carotte de sédiments prélevée dans l’Atlantique nord-est au large de Brest. Celle-ci contient des sédiments datant de 154 à 158 milliers d’années, déposés lors de l’avant-dernière période glaciaire qui a sévit il y a 130 à 190 milliers d’années. Le nord de l’Europe était alors recouvert d’une imposante calotte glaciaire et Homo Sapiens ne comptait qu’une centaine de milliers d’individus.

« À l’intérieur de cette carotte, nous avons retrouvé de graviers caractéristiques d’une période très froide dite de Heinrich, explique Samuel Toucanne, géologue au centre Ifremer de Brest.