Construction Navale
Avec deux BPC et autant de paquebots, Saint-Nazaire devrait pouvoir s'en sortir

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Avec deux BPC et autant de paquebots, Saint-Nazaire devrait pouvoir s'en sortir

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Les chantiers STX France retiennent toujours leur souffle dans l'attente de nouvelles commandes. Alors que l'activité aux ateliers d'usinage a cessé en mars et que des centaines de salariés sont contraints au chômage partiel, la notification du 3ème Bâtiment de Projection et de Commandement (BPC) destiné à la Marine nationale doit intervenir tout prochainement. Ce bateau, sistership des Mistral et Tonnerre, réalisés pour partie à Saint-Nazaire (section avant), permettra de relancer au plus vite la production. Ainsi, au début de l'été, ou au plus tard en septembre, l'usinage des premières tôles devrait débuter. Mais cette commande ne représentera que 20% de l'activité annuelle de l'entreprise. Dès le début de l'hiver, il faudra que d'autres bateaux prennent le relais. Si le quatrième BPC (prévu dans le Livre Blanc sur la Défense), ferait l'objet d'une option au contrat qui vient d'être négocié, sa commande ne pourra intervenir avant 2010.

Le MSC Fanatsia à Saint-Nazaire en 2008 (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)
Le MSC Fanatsia à Saint-Nazaire en 2008 (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

La confirmation par MSC Cruises de la construction de deux nouveaux paquebots est donc essentielle. Ces « petits » Fantasia (sans doute autour de 1500 cabines) pourraient être livrés à l'été 2011 et à l'été 2012. Selon un observateur attentif de la construction navale, et plus particulièrement de Saint-Nazaire, deux paquebots et autant de BPC permettraient à l'entreprise de survivre, en attendant que le marché de la croisière reparte. Toutefois, même si l'ensemble de ces commandes est engrangé, dès la fin 2010, il faudrait décrocher de nouveaux contrats pour assurer le maintien de l'activité dans tous les secteurs à partir de 2011. On notera enfin que ce scénario n'empêcherait pas la sous-traitance d'accuser le coup. Les fournisseurs, dont le travail représente 80% de la valeur d'un paquebot, se sont dimensionnés pour assurer l'achèvement de deux navires de croisière par an, voire même trois comme c'est le cas cette année. Or, pour ces coréalisateurs, les bâtiments militaires sont loin d'être un marché très intéressant.

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