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Avenir incertain pour Sea Launch

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Avenir incertain pour Sea Launch

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Lancée en 1995, Sea Launch, société assurant le lancement de fusées spatiales via une plateforme offshore, s'est placée, en juin dernier, sous le régime de la faillite. La loi américaine lui permet, néanmoins, de poursuivre ses activités, ce qui lui laisse un laps de temps pour sortir de ce mauvais pas, ses dettes étant estimées à 1 milliard de dollars. Basé à Long Beach, l'opérateur est détenu par des actionnaires américains, russes, ukrainiens ou encore norvégiens. La firme Boeing, qui possède 40% de son capital, pourrait décider de le renflouer. Un plan de restructuration est, en tous cas, attendu pour le mois d'octobre.
Le concept Sea Launch offre toujours un potentiel important. Articulé autour d'une plateforme et d'un navire de commandement, le dispositif réalise des tirs dans l'océan Pacifique. Il a mis sur orbite, depuis qu'il est opérationnel, une trentaine de satellites. Alors que le marché mondial concerne une grosse vingtaine d'engins par an, en dehors de Sea Launch, deux gros acteurs se taillent la part du Lyon : L'Européen Arianespace avec Ariane 5 et le Russo-américain International Launch Services (ILS) avec sa fusée Proton. ILS assurera d'ailleurs le lancement, mi-novembre, du W7 d'Eutelsat Communications. Le satellite devait être mis orbite par Sea Launch mais le lanceur offshore ne pouvait, semble-t-il, tenir le calendrier convenu. Trois autres lancements sont, toujours, prévus en 2010.

La plateforme et le navire de commandement de Sea Launch (© : BOEING)
La plateforme et le navire de commandement de Sea Launch (© : BOEING)

La plateforme de Sea Launch (© : BOEING)
La plateforme de Sea Launch (© : BOEING)