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Barillec : L'électricité pour réduire la consommation à la pêche

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Barillec : L'électricité pour réduire la consommation à la pêche

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Faire des économies d’énergie sur une flottille de pêche qui commence à sérieusement vieillir, « c’est un sujet sur lequel nous travaillons depuis quelque temps », explique Maurice Buttet, directeur de Barillec, entreprise concarnoise spécialisée dans l’électricité. « Il y a eu une grosse vague de construction de bateaux de pêche entre 1985 et 1990, surtout sur le segment des 15 à 25 mètres ». Ces unités arrivent maintenant à des âges relativement avancés et ne sont, du coup, pas dans les performances de consommation des bateaux actuels.

« C’est notamment à ces bateaux à que nous avons pensé en crééant un système adapté, qui grâce à un système électrique moderne intégré à leur propulsion, permet des économies de consommation de 20% ». Les bateaux de pêche, Barillec les connaît depuis toujours. « Nous pouvons leur faire bénéficier de tous les progrès des équipements électriques, dont le développement s’accélère beaucoup ces dernières années ».

L’entreprise concarnoise, qui se positionne désormais comme un acteur important du marché de la conversion d’énergie, a utilisé son retour d’expérience de la recherche effectuée sur la propulsion du chalutier innovant La Frégate, de Boulogne-sur-Mer, pour créer le système Varshaft.

 

La Frégate (LE TELEGRAMME)

La Frégate (LE TELEGRAMME)

 

« L’idée est de pouvoir fournir aux équipements du bateau de pêche une électricité de qualité, à tension et fréquence fixes, produite par la propulsion principale et ce quelque soit le régime du moteur ».

Les ingénieurs de Barillec ont observé la manière de travailler des pêcheurs. Les bateaux, qu’ils soient équipés d’hélice à pas fixe ou à pas variable, sollicitent leur propulsion principale très différemment en fonction de la manœuvre en cours : un chalutier qui vire a besoin de beaucoup de puissance sur son treuil, celui qui chalute de puissance moteur ; un senneur qui met son filet à l’eau a besoin de vitesse, un caseyeur de manoeuvrabilité… Et pourtant ils ont tous besoin d’un courant électrique de qualité pour faire fonctionner les équipements du bord. « Sur ces bateaux, le moteur principal a un régime très variable, ce qui n’est pas l’idéal pour les alternateurs attelés actuels qui lui impose une vitesse de rotation pour délivrer cette qualité de courant ».

Barillec a donc imaginé l’installation d’une génératrice asynchrone, reliée à un convertisseur d’énergie qui, quelque soit le régime moteur (entre 700 et 1900 tours/minute), délivre un courant alternatif triphasé entre 230 et 400V avec une fréquence de 50 ou 60 Hz. « C’est un système simple, qui peut être installé en construction neuve ou en retrofit, et qui est amorti entre 24 et 48 mois ».  L’électricien concarnois entend ainsi accompagner l’évolution de la flottille : « la technique de pêche mais également les matériaux évoluent : les nouveaux chaluts sont plus légers et nécessitent beaucoup moins de traction, ce qui était jusqu’ici relativement fixe va devenir de plus en plus variable. Les systèmes électriques sont idéaux pour les accompagner ».  

 

(BARILLEC)

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