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BATSIMAR : Le programme sera bien scindé en deux séries de patrouilleurs
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BATSIMAR : Le programme sera bien scindé en deux séries de patrouilleurs

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Comme nous l’évoquions la semaine dernière, le projet des bâtiments de surveillance et d’intervention hauturiers (BATSIMAR) de la Marine nationale évolue. Plutôt qu’une classe unique pour renouveler les patrouilleurs métropolitains et ultramarins, il va même être scindé en deux programmes avec, pour chacun, des bâtiments différents.  Il y aura d’abord les patrouilleurs "légers" pour l’Outre-mer puis les patrouilleurs hautuiers pour la métropole. Cette réorientation découle du fait que BATSIMAR ne pouvait, pour des raisons budgétaires, voir le jour avant 2024, avec à la clé de graves trous capacitaires liés au désarmement à partir de 2018/2019 des patrouilleurs devenus trop âgés. C’est le cas des derniers P400 à Nouméa, de l’Arago en Polynésie et de plusieurs avisos à Brest et Toulon. Une alternative a donc été imaginée pour accélérer le renouvellement, avec une première série d’unités plus petites et moins coûteuses.

Ce sont les unités destinées aux territoires ultramarins, qui seront basées sur le concept des patrouilleurs légers guyanais (PLG), bâtiments de 61 mètres et 750 tonnes de déplacement plus gros que les P400. Conçus par Bureau Mauric et réalisés par Socarenam dans ses sites de Saint-Malo (coque) et Boulogne (armement), deux exemplaires (La Confiance et La Résolue) ont été livrés en 2016 et 2017 pour renouveler les moyens de la marine en Guyane, un troisième allant rejoindre en 2019 les Antilles.

 

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