Défense
BGDM : la marine aimerait combiner les solutions de Naval Group et Saint-Nazaire
ABONNÉS

Actualité

BGDM : la marine aimerait combiner les solutions de Naval Group et Saint-Nazaire

Défense

Alors que des décisions doivent être prises prochainement pour trouver une alternative au drone sous-marin initialement prévu dans le module de lutte contre les mines (MLCM), un autre volet du système de lutte anti-mine futur (SLAM-F) de la Marine nationale entre dans une phase cruciale. Il s’agit des futurs bâtiments de guerre des mines (BGDM) appelés à succéder aux dix actuels chasseurs de mines tripartites (CMT) mis en service entre 1984 et 1988 (sauf le Sagittaire, plus récent, qui est opérationnel depuis 1996). Des bâtiments qui seront moins nombreux mais nettement plus gros, afin de mettre en œuvre le MLCM, développé par Thales dans le cadre du programme franco-britannique MMCM. Chaque module sera composé de deux drones de surface (USV) pouvant mettre en œuvre un sonar remorqué ou un robot télé-opéré, ainsi que deux drones sous-marins (AUV). Des moyens qui permettront aussi de remplacer les bâtiments remorqueurs de sonars (BRS) Antarès (1993), Altaïr (1994) et Aldébaran (1995).  

 

L'USV de 12 mètres (avec sonar remorqué TSAM) développé par Thales pour le programme MMCM (© : 

L'USV de 12 mètres (avec sonar remorqué TSAM) développé par Thales pour le programme MMCM (© : THALES)

 

La Direction Générale de l’Armement et la marine, qui travaillent en plateau avec les industriels,  planchent actuellement sur la spécification du besoin opérationnel et les différentes options envisageables pour les futurs BGDM. Les solutions possibles doivent être présentées cet été à la ministre des Armées, Florence Parly, en vue de prendre les décisions finales. Ce qui permettra de lancer un appel d’offres afin d’initier la phase de réalisation début 2023 et tenir l’objectif d’une livraison du premier bâtiment en 2026 (date ayant déjà glissé à plusieurs reprises ces dernières années mais qui ne peut plus être retardée sauf à risquer une rupture temporaire de capacité).

Les futurs navires (la marine en souhaite six) seront des plateformes d’environ 80/90 mètres pour 3000/3500 tonnes de déplacement en charge, alors que les CMT sont des unités de 51.4 mètres et 615 tpc. La guerre des mines revêtant un caractère stratégique, notamment pour son rôle dans la sûreté des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), le marché ne sera probablement accessible qu’à des industriels tricolores.

Si au moins quatre acteurs français de la construction navale peuvent proposer des solutions en matière de

Marine nationale | Toute l’actualité de la marine française Naval Group | Actualité industrie navale de défense Chantiers de l'Atlantique | Toute l'actualité des chantiers de Saint-Nazaire