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Bioressources marines : « Un marché émergent pour la santé »

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Bioressources marines : « Un marché émergent pour la santé »

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Des molécules de sardines et d’éponges naturelles pour des solutions de santé anti-stress et pour lutter contre la trisomie 21 et la maladie d’Alzheimer. Les entreprises bretonnes innovent dans le domaine des bioressources marines. Le forum Blue Cluster, organisé au Pôle Mer Bretagne Atlantique, rassemblait les acteurs de ce domaine, ce jeudi 14 novembre, à Lorient.
Quels sont les projets innovants en Bretagne issus des bioressources marines ?

Patricia Thibault, animatrice au Pôle Mer Bretagne Atlantique : « Des petites entreprises sont très innovantes dans le domaine. On peut citer le projet VIPP, de la société Abyss Ingrédients, dont le siège social est à Caudan (56). Ils ont identifié des molécules de sardines qui auraient des propriétés anti-stress et espèrent en développer des produits de santé. Le projet Triad, de l’entreprise de Roscoff ManRos, tente, lui, de trouver un inhibiteur de protéine kinase, en isolant une molécule d’une éponge naturelle, pour lutter contre la trisomie 21 et la maladie d’Alzheimer. L’entreprise morlaisienne Hemarina, avec son projet Hemlyo, travaille, elle, sur la lyophilisation d’un transporteur d’oxygène universel. Cela pourrait permettre de mieux transporter et de conserver des greffons par exemple ».

Le domaine des bioressources marines est-il porteur ?

« C’est un marché émergent qui est en forte croissance. Mais il n’y a pas une avalanche de produits qui arrivent sur le marché. En 2019, neuf molécules des bioressources marines ont été mises sur le marché, ce qui est très peu par rapport au potentiel du secteur. Il y a une dynamique depuis 1995, avec de plus en plus de dépôts de brevets, principalement avec les algues et les poissons. Il y a beaucoup d’explorations académiques. La question est maintenant de transformer ce potentiel en résultat industriel.

En quoi le milieu marin est-il intéressant ?

Il est parfois très extrême et présente des choses uniques. 34 des 36 grandes catégories du vivant sont présentes dans les océans et 13 sont exclusivement marines. Les recherches portent sur les micros ou macro-algues, les micro-organismes (bactéries, champignons, virus, etc.) les invertébrés (mollusques, éponges) ou encore les vertébrés (poissons). On a espoir de trouver des médicaments mais il ne faut pas s’emballer.

Un article de la rédaction du Télégramme