Energies Marines
A bord de l’Alma Kappa
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Reportage

A bord de l’Alma Kappa

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Nouveau navire et nouvel armateur à Saint-Nazaire. L’Alma Kappa, d’Alka Marine, a pris ses quartiers dans le bassin du port ligérien, juste à côté de la base de sous-marine. A bord du remorqueur releveur d’ancres (AHT – anchor handling tug), l’équipe d’Alka Marine, une société commune entre l’armateur et opérateur français Alma Shipping et le bureau d’études spécialisé dans l’acquisition sismique marine Kappa Offshore, est à pied d’œuvre.

 

(© MER ET MARINE - GAEL COGNE)

(© MER ET MARINE - GAEL COGNE)

 

Dans quelques jours, l’armateur aura pignon sur rue à La Station, l’hôtel d’entreprises de Saint-Nazaire. L’équipe est déjà en plein démarchage commercial. « L’objectif pour nous est d’obtenir des contrats d’affrètement avec des sociétés pour intervenir sur les champs d’éoliennes », explique Audrie Jordan, directrice commerciale. « Nous pouvons intervenir au début du projet, en phase de survey, jusqu’au decommissioning, dans 20 ans. Cela peut être du spot à la journée, comme du contrat de cinq ou six mois », explique-t-elle. L’armement a choisi d’investir dans un navire et s’implanter avant d’avoir des contrats. Il a voulu se rapprocher de ses potentiels clients pour « être en contact avec eux, parler et comprendre leurs besoins, c’est un nouveau marché et tout le monde découvre », explique Audrie Jordan. « On sent du répondant, il y a un vrai besoin ».

Un navire choisi pour sa polyvalence

Le navire ? Un remorqueur de 37 mètres de long pour 11.4 de large et un tirant d’eau de 4.5 mètres, pour un bollard pull de 35 tonnes. Il est sorti en 2008 des chantiers Shin Yang Shipping Corporation, en Malaisie. Cet ancien navire de support sismique (ex-Mainport Kells) a été acquis auprès de Mainport Group. Depuis, six officiers français ont été recrutés pour constituer deux équipages. Ils comptent chacun trois officiers et deux matelots. L’Alma Kappa est arrivé à Saint-Nazaire le 26 novembre après trois jours et demi de mer, depuis Harlingen, aux Pays-Bas. Là-bas, le navire immatriculé au Registre International Français (RIF) est passé entre les mains de Damen Shiprepair pour le carénage et celles des représentants locaux de Cummins pour les moteurs.

 

(© MER ET MARINE - GAEL COGNE)

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(© MER ET MARINE - GAEL COGNE)

(© MER ET MARINE - GAEL COGNE)

 

En effet, la salle des machines, relativement spacieuse, accueille deux moteurs principaux Cummins KTA 38 de 1007 kW, deux générateurs de 150 kW et un générateur pour le bord de 80 kW lorsque le navire est à quai. En plus de ses deux lignes d’arbres et hélices à pas fixe (FPP), le navire a un propulseur d’étrave de 298 kW. L’Alma Kappa n’est pas équipé d’un système de positionnement dynamique, ce qui n’inquiète pas le commandant présent à bord, Christophe Beyssier, qui a notamment travaillé au Gabon, pour Smit Lamnalco : « C’est ce que je faisais dans l’offshore pétrolier. Ce sont des navires adaptés. On se cale par rapport aux courants ou à la météo. A nous de maintenir le bateau en sécurité pour faire de l’anchor handling, les transferts de carburant ou de colis. Il m’est déjà arrivé de rester trois ou quatre heures en manuel lors de transferts ».