Défense
A bord du Cassard, le corsaire de la flotte

Reportage

A bord du Cassard, le corsaire de la flotte

Défense

Malgré tout son arsenal, un porte-avions ne se déplace jamais seul. A quelques nautiques du Charles de Gaulle, une puissante frégate fend la mer à une vingtaine de noeuds. Livré en 1988 à la marine, le Cassard est spécialisé dans la lutte anti-aérienne.

« Nous sommes le chien de garde du porte-avions, dont nous assurons la sécurité. Notre position et notre distance dépend de la menace, elle-même étant liée à la proximité de la terre », explique le capitaine de vaisseau Eric Chaperon, commandant du Cassard. En général, la frégate antiaérienne évolue entre 2 et 10 nautiques de l'« unité précieuse », avec pour mission de se placer « au vent de la menace », c'est-à-dire entre l'ennemi et sa cible. L'avion hostile devra, par conséquent, déjouer les attaques de la frégate avant d'être en mesure de décocher son missile sur le porte-avions, disposant lui-même de moyens d'autodéfense. Avant de tirer, il faut, avant tout, trouver la menace au milieu d'un espace aérien où transitent, dans certaines régions, d'autres avions, notamment civils. « La lutte antiaérienne, c'est la capacité à détecter et identifier au plus loin », résume le lieutenant de vaisseau Laurent Célerier, chef du service autodéfense. Au Central Opération du navire, les yeux d'une vingtaine d'opérateurs sont rivés sur leurs écrans. Les moyens de détection de la frégate sont particulièrement importants. Ils comprennent, notamment, le radar de veille air DRBV-26 C. La portée de cet équipement, qui peut atteindre 360 kilomètres, dépend des conditions météo mais aussi de son utilisation : « Il y a deux options : Soit il tourne lentement et voit loin, soit il tourne plus vite, sa portée étant moins importante mais avec une image raf

A bord du porte-avions Charles de Gaulle