Défense

Reportage

A bord du patrouilleur sénégalais Fouladou

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Nous vous emmenons aujourd’hui sur le nouveau bâtiment amiral de la Marine nationale du Sénégal, a bord duquel Mer et Marine a pu embarquer vendredi dernier, juste avant son départ pour Dakar, où il doit arriver le 7 novembre.

Construit par le chantier Ocea des Sables d’Olonne, le Fouladou est le premier patrouilleur hauturier réalisé par le constructeur vendéen. Long de 58 mètres pour une largeur de 9.4 mètres, c’est aussi le plus grand OPV en aluminium produit à ce jour en Europe.

En ce superbe après-midi d’automne, sous un soleil éclatant, le Fouladou trace sa route le long de la côte atlantique. Il vient de faire ses adieux aux Sables et son équipage, emmené par le capitaine de corvette Djibril Diawara, est pour la première fois totalement maître de son bateau. Cap sur Saint-Nazaire pour charger du matériel avant de partir pour l'Afrique de l'ouest. Livré le 26 octobre, le Fouladou, à l'issue d'une escale prévue cette semaine à Casablanca, au Maroc, rejoindra le Sénégal, où il est très attendu pour permettre au pays de renforcer ses moyens navals afin de surveiller et protéger ses eaux.

 

Le commandant Diawara à la passerelle du Fouladou (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

A bord du Fouladou (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Une plateforme très stable et silencieuse

Aidé par un léger courant, le patrouilleur fend l’eau à 26 nœuds, soit 2 de plus que l’allure maximale contractuelle. Même sans l’appoint de sa paire d’ailerons Naiad, qui sera actionnée plus tard dans la journée, la stabilité de la plateforme est remarquable, tout comme son niveau sonore. A la passerelle, bien que le bâtiment évolue à pleine vitesse, on ne sent aucune vibration et l’espace, malgré la porte ouverte sur l’extérieur, est d’un étonnant silence. « La stabilité de la plateforme et le niveau de bruit extrêmement réduit sont le fruit d’un savoir-faire que nous développons depuis plus de 30 ans. Ocea est véritablement devenu un grand spécialiste de l’aluminium et nous innovons sans cesse afin de répondre aux besoins de clients et proposer des bateaux toujours plus performants et compétitifs, tant à la construction qu’à l’exploitation. Pour cela, nous investissons beaucoup en R&D et disposons en interne de solides bureaux d’études ainsi que de moyens de calcul et de simulation numérique. Pas moins de 27 formes de carènes ont par exemple été testées pour ce nouveau type d’OPV afin de trouver le meilleur design. Nous avons également acquis une vraie maîtrise dans l’isolation du bruit, prise en compte dès la phase de conception et pour laquelle nous profitons des avancées réalisées dans chaque type de navires que nous produisons. C’est le cas par exemple avec les innovations initiées sur les bâtiments hydrographiques que nous avons construits pour l’Indonésie et qui sont particulièrement silencieux », explique Fabrice Weinbach. Accompagné de son adjoint, Paul-Eric Juin, le directeur Sécurité et Sûreté maritime d’Ocea est aujourd’hui à bord, tout comme une équipe d’ingénieurs d’Ocea profitant de cette dernière navigation dans les eaux françaises pour réaliser d’ultimes mesures. Avec à la clé des résultats plus que concluants.

 

Fabrice Weinbach et Paul-Eric Juin (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Des performances au-delà des résultats anticipés

Ils vont en effet au-delà des espérances et confirment ce qu’ont démontrés les essais en mer conduits depuis le mois d’août. Tant en termes de stabilité que de vitesse et de consommation, le Fouladou affiche selon ses concepteurs des performances supérieures à ce qui avait été anticipé. Une réelle satisfaction pour le chantier vendéen, qui avait certes déjà réalisé avec succès des bâtiments de 60 mètres, en l’occurrence les deux navires hydrographiques du type OSV 190 livrés en 2015 à la marine indonésienne, mais jamais encore un OPV, dont les caractéristiques et la forme de coque sont bien différentes de celles des OSV, et à fortiori des patrouilleurs de 20 à 35 mètres qu’Ocea fabrique habituellement.

 

Le Fouladou lors de sa construction (© : OCEA)

Un bâtiment économique grâce à l’aluminium

L’emploi de l’aluminium offre de nombreux avantages. D’abord, en termes de coûts d’exploitation puisque le bateau, moins lourd que l’acier, va nécessiter pour les mêmes performances une puissance inférieure et, mécaniquement, consomme moins de carburant : « Pour un profil de mission standard, tel que souhaité par exemple par la marine sénégalaise, par rapport à un bâtiment en acier de même taille, qui va à la même vitesse et est conçu pour des missions équivalentes, nous avons calculé qu’en 20 ans, un OPV en aluminium comme le Fouladou permettait d’économiser 5 millions de litres de gasoil et de réduire les émissions de CO2 de 14.000 tonnes, soit 37% de moins. Les gains sur les frais de combustible sont donc très nets. Mais c’est aussi une manière, pour les pays qui optent pour l’aluminium, de disposer de bâtiments plus respectueux de l’environnement à l’heure où la communauté internationale se mobilise pour lutter contre le réchauffement climatique et que la COP21 a fixé des objectifs ambitieux. De ce point de vue, les atouts vont au-delà de la simple économie de carburant. Un navire en aluminium consomme par exemple beaucoup moins d’huile, n’a pas besoin d’être repeint régulièrement car sa coque ne s’oxyde pas et, s’il faut beaucoup d’énergie pour produire de l’aluminium, son recyclage est bien meilleur, ne nécessite que 5% de l’énergie de sa production et peut être mené une dizaine de fois, contre seulement trois pour l’acier ».  

 

La plage avant du Fouladou (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Un matériau fiable s’il est maîtrisé

Jusqu’ici, les militaires ont, cependant, été globalement réticents à l’idée d’opter pour de grandes plateformes en aluminium, estimant que ce matériau pouvait générer des problèmes de structure et redoutant son comportement en cas d’incendie. Des craintes que l’on balaye chez Ocea : « Nous travaillons depuis 30 ans avec ce matériau sur des gammes de navires professionnels aux activités très exigeantes. De par le savoir-faire en conception de nos bureaux d’études et des échantillonnages à des niveaux bien supérieurs à ce qu’exigent les sociétés de classification, ce qui solutionne les problèmes de fatigue du métal, nous livrons des bateaux aussi robustes que ceux réalisés en acier. D’ailleurs, aucun bateau produit par Ocea n’a rencontré de défaut de structure ou de vieillissement prématuré liés au matériau. C’est la preuve que nous maîtrisons parfaitement cette technologie, ce qui n’est pas le cas de tout le monde et explique pourquoi certains chantiers ont rencontré des problèmes ». Alors que le constructeur vendéen se paye le luxe de garantir ses coques 10 ans, il se montre également très confiant quant à la problématique des incendies : « Chaque matériau a ses caractéristiques et, sous la chaleur, le composite fond et l’acier s’effondre. Face à un feu, quoiqu’il arrive, le vrai critère c’est la rapidité avec laquelle on détecte et on traite le sinistre. Nos navires répondent aux normes les plus strictes en la matière et tous les locaux disposent de systèmes de détection thermiques et de fumées, ainsi que de différents moyens de lutte pour éteindre les incendies ».

 

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

L’appareil propulsif

La partie propulsion compte par exemple un système Novec de diffusion de gaz inerte afin d’étouffer un feu. Située sous le pont principal, elle se décompose en trois compartiments. Le premier accueille notamment les deux moteurs diesels MTU 16V4000 M73 de 2560 kW, qui entrainent via un réducteur deux lignes d’arbres dotées d’hélices à pas fixe Rolla. Un second compartiment abrite deux groupes électrogènes Caterpillar. Chacun est suffisant pour répondre à l’ensemble des besoins électriques du bâtiment, sachant que cette redondance est complétée par un parc de batteries et un groupe de secours en sur-pont. Enfin, à l’arrière, le compartiment de la barre accueille les mécanismes du gouvernail, constitué de deux safrans et qui dispose de deux niveaux de redondance, dont un manuel, en plus du système principal. Le Fouladou est, en plus, doté d’un propulseur d’étrave fourni par Hydro Armor, qui le rend très manoeuvrant et lui permet d’évoluer de manière autonome dans les ports. L’ensemble de la partie énergie/propulsion est contrôlée par un petit PC Machine ou directement depuis la passerelle.

 

La passerelle du Fouladou (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Passerelle panoramique

Celle-ci est située volontairement très en hauteur, afin d’offrir le meilleur point de vue à l’équipage. Panoramique, elle permet de surveiller l’environnement à 360 degrés et présente une vue directe et dégagée sur l’avant ainsi que l’ensemble de la plage arrière. Assez vaste, la passerelle, doublée en extérieur et sur tout son pourtour d’un « chemin de ronde », compte à l’avant la partie navigation, avec les commandes du navire, le monitoring des moteurs, les écrans des deux radars, l’ECDIS et les communications. A l’arrière, un poste est dédié au système de commande et de contrôle (C2) fourni par Nexeya et qui présente la situation tactique. Un second écran diffuse les images du réseau CCTV de vidéosurveillance du bord, constitué de nombreuses caméras permettant de suivre ce qui se passe sur les extérieurs et à l’intérieur du navire. Ce système sert contre les intrusions et offre un complément visuel au système de sécurité, par exemple en cas d’accident, d’avarie de combat ou de départ de feu.

 

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le système Vigy Observer (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Outre ses radars de navigation et de surveillance, le Fouladou est équipé dans son mât d’un système optronique Vigy Observer. Développé par Safran, ce senseur multi-capteurs gyrostabilisé utilise les technologies éprouvées des jumelles infrarouges portables JIM Long Range et la mécanique des tourelles optroniques de véhicules blindés. Très compact, facilement intégrable et efficace à grande vitesse, le Vigy Observer offre une géolocalisation précise grâce à une télémétrie laser, ainsi que l’observation et l’identification de cibles en mer, de jour comme de nuit.

Central Opération

En plus du poste C2 en passerelle, le Fouladou dispose au niveau inférieur d’un véritable Central Opération. On trouve d’un côté les postes de suivi de la situation tactique, l’imagerie radar, celle du Vigy Observer, ainsi que les communications et le système de contrôle de l’artillerie principale. Cette dernière est constituée d’un canon de 30mm télé-opéré de MSI Defense Systems, installé sur la plage avant. Il est complété par deux affûts manuels de 12.7mm, logés sur l’arrière de la passerelle, à partir de laquelle les marins peuvent également actionner un puissant canon à eau, qui peut servir à la lutte contre les sinistres en mer mais aussi de moyen de réaction non létal, par exemple dans le cadre d’opérations de maintien de l’ordre.

 

La partie du CO réservée à la plannification des opérations (© : MER ET MARINE - VG)

 

L’autre partie du CO comprend une zone de planification des opérations, avec un grand écran permettant de suivre la situation tactique. C’est également là que peut s’installer un état-major embarqué, le bâtiment étant conçu pour s’intégrer, grâce à ses systèmes interopérables et moyens de communication, dans une force multiplateformes, interarmées et interalliés. Le local du CO a, par ailleurs, été conçu comme un espace évolutif. Il sera possible d’y ajouter des équipements supplémentaires, l’intégration étant facilitée par des tirages de câbles facilités dans le plafond, qui dispose de différentes trappes. Comme dans tous les principaux locaux, y compris les cabines, on peut également se connecter au réseau Ethernet du bord. L’OPV dispose d’un système de liaison par satellite Sailor 250 et la capacité, à quai, d’une connexion sur un réseau 4G avec Wifi à travers le navire.

 

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Deux embarcations d’intervention

Conçu pour la surveillance de vastes espaces maritimes, avec une autonomie pouvant atteindre 5500 milles à 12 nœuds, soit jusqu’à trois semaines d’opération sans ravitaillement, le Fouladou est un bâtiment polyvalent capable de remplir des missions très variées. Dans le cadre du contrôle des navires, de la police des pêches, de la lutte contre les trafics illicites ou encore du contre-terrorisme maritime et des opérations spéciales, il dispose sur la plage arrière de deux embarcations d’intervention. Dérivés des Fast Rescue Boats utilisés par l’industrie offshore, ces bateaux de 7.5 mètres à coque en aluminium sont produits par Palfinger. Du type FRSQ 700, ils peuvent dépasser 35 nœuds et embarquer une quinzaine de personnes. Ils sont connectés par radio au système C2 de l’OPV, avec lequel ils échangent images et informations. Les embarcations peuvent par exemple recevoir du patrouilleur les pistes détectées, leur qualification, les informations AIS ou encore la route d’une cible.

 

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Mise à l’eau en une minute

Les embarcations sont mises en œuvre au moyen de bossoirs conçus pour une mise à l’eau et une récupération rapides et sécurisées. Le déploiement, avec personnel déjà à bord, se fait en moins d’une minute et le rembarquement est tout aussi bref. Pour cela, lorsque les embarcations reviennent de mission, leur nez est maintenu par un bout à un tangon télescopique qui sort de la coque du patrouilleur et permet de les stabiliser le long du bordé. Ainsi maintenues, les embarcations sont alors saisies par les mâchoires des bossoirs et remontées. L’opération, présentée comme très sûre, peut-être menée selon les équipes d’Ocea jusqu’à un état de mer 5, sachant que le patrouilleur évolue pendant ces phases à faible vitesse (environ 6 nœuds).

 

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Plage arrière modulable

La plage arrière de l’OPV constitue, en fait, son "système d'armes" principal. Ce grand espace, qui accueille donc les embarcations d’intervention, est conçu pour être reconfigurable selon les missions. Il peut notamment loger deux conteneurs de 10 pieds et un de 20 pieds. Pour son départ de France, le Fouladou emporte par exemple un conteneur abritant du matériel de lutte contre la pollution, l’une des missions qu’il peut être amené à remplir.

 

 

Déploiement de plongeurs

Le bâtiment est aussi gréé pour la mise en œuvre de plongeurs et nageurs de combat. A cet effet, il dispose d’un compartiment dédié avec une zone sèche et une zone humide comprenant vestiaire, douche et stockage du matériel. Le local plongée est accessible par l’intérieur et dispose d’une porte donnant directement sur la plage arrière, dotée sur chaque bord, près de la ligne de flottaison, de « boarding decks ». Ceux-ci permettent de faciliter la mise à l’eau et la récupération des plongeurs, ainsi que les transbordements avec les embarcations rapides, par exemple en cas d’évacuation de personnes ou de recueil de naufragés.

 

 

Des logements pour 35 passagers

Disposant sur la plage arrière d’une prison pour maintenir en détention les individus interpellés en mer, le Fouladou compte une infirmerie et présente une importante capacité de logement. En plus des cabines dédiées aux 24 membres d’équipage, le bâtiment dispose de couchages pour 35 personnes supplémentaires. Il peut s’agir d’un état-major embarqué, de personnels spécialisés selon les missions (commandos, plongeurs…) ou encore de personnes secourues en mer.

 

Carré des officiers (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Gros travail sur le confort

Quand on évolue dans les coursives et locaux vie du patrouilleur, on est assez frappé par le niveau de finition. Certes, le Fouladou n’est pas un yacht mais, pour une unité militaire, il se révèle non seulement confortable mais également agréable à vivre. Configuration des espaces, matériaux employés, mobilier, éclairage…  Un vrai effort a été réalisé pour améliorer les conditions de vie. « C’est très important car, quelles que soient les marines, les jeunes veulent aujourd’hui un certain niveau de confort. Il faut donc que les équipages se sentent bien à bord de leurs navires afin d’être opérationnels quand il le faut. Le confort passe par la stabilité de la plateforme, avec des systèmes passifs et actifs, mais aussi par l’environnement de travail et l’ergonomie des locaux. Ainsi, la passerelle du Fouladou est très lumineuse et silencieuse, elle est dotée d’un canapé, il y a des éclairages près du sol comme sur des navires à passagers, on fait attention à ce que les carrés et cabines soient agréables en jouant sur le design, le mobilier et certaines astuces, par exemple dans les rangements avec des placards aux ouvertures plus pratiques que ce que l’on trouve habituellement. C’est une multitude de petits détails, et là aussi nous profitons de notre expérience sur d’autres types de bateaux, qui améliorent la vie de l’équipage au quotidien et qui, finalement, ne coûtent pas plus cher », souligne Fabrice Weinbach.

 

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Equipage féminisé

Alors que le commandant et son second disposent de cabines individuelles, avec pour le premier un grand bureau et une chambre séparée, les officiers sont deux par cabine, les postes étant au maximum de quatre personnes. Chacun dispose de son armoire et la plupart des cabines sont dotées de sanitaires individuels. Et il y a des postes « féminisés » puisque la marine sénégalaise compte des équipages mixtes. Sur le Fouladou, il y a cinq femmes parmi les 24 membres d’équipage, dont l’un des quatre officiers.  

Le patrouilleur dispose de trois carrés : un pour les officiers, un pour les officiers mariniers et un pour les quartiers-maîtres et matelots. Tous bénéficient d’une entrée de lumière extérieure via un hublot, d’un grand écran TV et de confortables banquettes. La cuisine, plutôt grande pour un bateau de cette taille, alimente les trois carrés. Quant à la réserve de vivres, contiguë, elle est dotée par le plafond d’un accès direct avec la plage arrière. Par cette trappe, les marins chargent ainsi facilement le ravitaillement en s’aidant de la grue surplombant le pont. Plus besoin donc de mettre en place une chaine humaine pour faire passer de bras en bras les cartons de vivre. Un détail parmi bien d’autres qui, là aussi, facilite la vie des marins. Il en va de même pour la maintenance, largement optimisée afin de rendre les interventions aisées et moins fréquentes, ce qui se traduit également par des économies.

 

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

« Un futur exigeant, fait de missions importantes »

S’ils ne sont pas autorisés à s’exprimer officiellement devant des journalistes, ce qui explique que nous ne les citons pas, les hommes et femmes du Fouladou sont en tous cas manifestement satisfaits de leur nouveau bateau. Ils le trouvent très confortable et performant, se disent fiers de servir à son bord et ne doutent pas qu’il remplira les missions qui lui seront confiées. Ce qui est également le sentiment du chef d’Etat-major de la marine sénégalaise, qui a exprimé sa satisfaction le 26 octobre, lors de la cérémonie de livraison de l’OPV aux Sables d’Olonne : « Le patrouilleur de haute mer Fouladou est destiné à la protection des droits et prérogatives de l’Etat sénégalais dans sa Zone économique exclusive et à contribuer de manière décisive à la lutte contre l’ensemble des formes de criminalités qui sévissent dans les eaux ouest-africaine. C’est donc un futur exigeant, fait de missions importantes, au profit du Sénégal et de toute la région Ouest africaine que la Marine sénégalaise réserve à ce navire. C’est là tout le fondement du cahier de charge auquel les chantiers Ocea ont été soumis durant ce projet. Le suivi des différentes étapes de la construction de ce navire montre qu’ils ont su faire preuve d’ouverture et d’engagement aux côtés des équipes de la Marine nationale pour répondre au mieux aux attentes du Sénégal ».   

 

(© : MER ET MARINE)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

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