Marine Marchande
A bord du prototype ultra-rapide d'A2V

Reportage

A bord du prototype ultra-rapide d'A2V

Marine Marchande

Un peu de clapot sous le pont de l’Ile de Ré. Sur l’eau, tout le monde regarde passer les lignes futuristes de Lili, le prototype de navire à portance aérodynamique de la société A2V (Advanced Aerodynamic Vessel). « On va pouvoir accélérer un peu dès qu’on sera sorti des passes ». Au poste de pilotage, Lionel Huetz ; à la manœuvre, Matthieu Kerhuel, Gianluca Guelfi et Fabio d’Angeli : les quatre salariés d’A2V sont ingénieurs, architectes navals, férus d’hydrodynamique et n’ont pas eu peur, il y a quelques années, de se lancer dans un tout nouveau concept : un navire qui puisse utiliser l’air pour avancer plus vite : plus le bateau crée sa propre vitesse, plus le phénomène de portance s’amplifie, le soulageant de son poids et lui permettant donc de consommer moins.. Un pari technique et scientifique de taille, né dans le giron de l’Ecole centrale de Nantes, laboratoire d’idées pionnières. « Le concept, tout le monde le connaissait : le bateau qui vole ou l’avion qui rase la surface de l’eau, comme l’Ekranoplane soviétique », explique Matthieu Kerhuel.

(A2V)

(A2V)

 

Schéma de fonctionnement du phénomène de portance aérodynamique (A2V)

Schéma de fonctionnement du phénomène de portance aérodynamique (A2V)