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Marine Marchande
A bord du train ferry Mecklenburg-Vorpommern

Reportage

A bord du train ferry Mecklenburg-Vorpommern

Marine Marchande

Embarquement à bord d’un grand « train-ferry » effectuant une liaison régulière entre Trelleborg (Suède) et Rostock (Allemagne). Construit en 1996 par le chantier SSW de Bremerhaven, le Mecklenburg-Vorpommern (nom du Land où se trouve Rostock) fut à ses débuts armé par Scandlines-Hansa. Les activités de cette dernière ayant été reprises par Stena Line, c’est sous les couleurs de la société suédoise qu’il navigue désormais. Le Mecklenburg-Vorpommern fait partie d’un type de navires assez restreint puisque l’on en compte seulement une vingtaine dans le monde actuellement et il figure parmi les plus grands de sa classe. Les nombreuses liaisons qui faisaient autrefois les beaux jours de ces unités conçues pour accueillir des wagons ferroviaires ont bien souvent été supprimées ou remplacées par des ponts ou tunnels.

 

(© MARC OTTINI) 

(© MARC OTTINI) 

La porte latérale par laquelle entrent les camions (

La porte latérale par laquelle entrent les camions (© MARC OTTINI)

 

L’embarquement s’est effectué à Trelleborg, où il n’y aucun passager « piéton » à accueillir, ce qui n’est pas le cas sur les car-ferries classiques. Les passagers croisés à bord lors des traversées sont exclusivement des chauffeurs routiers qui ont embarqué leur camion dans le garage du pont 5. Au maximum, le navire peut en transporter 120 (ou une combinaison de 50 camions et 65 voitures).

 

Vue de la porte latérale depuis l'intérieur du pont 5 (

Vue de la porte latérale depuis l'intérieur du pont 5 (© MARC OTTINI)

Les camions et remorques non accompagnées remplissent le pont 5 (

Les camions et remorques non accompagnées remplissent le pont 5 (© MARC OTTINI)

Le pont 5 (

Le pont 5 (© MARC OTTINI)

 

Les ponts 3 et 4 sont réservés aux wagons. Sur deux niveaux simultanément, ces derniers entrent dans les garages sous forme de trains poussés par une locomotive. Chaque longueur est dirigée vers l’une des 6 voies de chaque pont, tantôt à bâbord, tantôt à tribord pour maintenir l’équilibre. Une heure et demie plus tard, le Mecklenburg-Vorpommern a englouti ses wagons – il peut en transporter 150 au maximum – ses camions et ses quelques voitures neuves. Il est prêt à appareiller. Les deux moteurs MAN-B&W de six cylindres développant 25200 Kw (36000 bhp) sont lancés et aussitôt le navire s’éloigne du quai en douceur pour quitter Trelleborg. Dès les passes franchies, la Baltique montre un visage de mer forte. Qu’importe, le Mecklenburg-Vorpommern tangue mais ne roule que très légèrement. Les stabilisateurs anti-roulis fonctionnent bien.

 

Une locomotive poussant un ensemble de wagons à bord (©  MARC OTTINI)

Une locomotive poussant un ensemble de wagons à bord (©  MARC OTTINI)

Un des ponts réservés aux wagons (

Un des ponts réservés aux wagons (© MARC OTTINI)

Un des ponts réservés aux wagons (

Un des ponts réservés aux wagons (© MARC OTTINI)

 

Les  emménagements sont assez simples comme ceux que l’on trouve à bord des RoPax. Hormis les cabines totalisant 430 lits, il n’y a qu’une grande cafétaria, un bar, un magasin aux airs de petit supermarché, puis une salle de cinéma. Long de 200 mètres et large de 28.9, le navire n’a qu’une modeste capacité de 590 passagers.

 

La cafétéria du Mecklenburg-Vorpommern (

La cafétéria du Mecklenburg-Vorpommern (© MARC OTTINI)

Le hall d'accueil et d'information (

Le hall d'accueil et d'information (© MARC OTTINI)

Les boutiques dont les portes ont fermé à 22h (

Les boutiques dont les portes ont fermé à 22h (© MARC OTTINI)

Une cabine à bord du navire (

Une cabine à bord du navire (© MARC OTTINI)

 

L’arrivée à Rostock s’effectue au milieu de la nuit. Déchargement, chargement dans un bruit infernal de crissements de chemin de fer que l’on peut entendre dans toutes les gares du monde, ou encore de moteurs de camions… et 1h30 chrono plus tard le navire est de nouveau prêt à partir sur la route inverse ! Direction Trelleborg pour une arrivée au petit matin. Aussitôt les amarres tendues, une équipe monte à bord pour assurer la propreté des cabines et des locaux à passagers du bord. Une nouvelle fois, les wagons et ensembles routiers embarqués à Rostock sont débarqués pour laisser la place à d’autres. Puis le navire appareille, comme la veille, pour rejoindre le port allemand... comme le fait le Mecklenburg-Vorpommern depuis 1996 sans interruption (hormis les périodes de carénages) et certainement pour quelques années encore.

Texte et photos : Marc Ottini                    

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