Vie Portuaire
Bordeaux : la nouvelle drague GNL attendue début 2020

Actualité

Bordeaux : la nouvelle drague GNL attendue début 2020

Vie Portuaire

Premier navire neuf propulsé au gaz naturel liquéfié allant sortir d'un chanttier français, la drague L'Ostrea devrait faire ses débuts en Gironde à la fin du premier trimestre 2020. C’est ce qu’indiquent son propriétaire, le GIE Dragages Ports et le Grand Port Maritime de Bordeaux, qui va l’armer. Après avoir connu du retard (le bateau commandé en janvier 2018 devait initialement entrer en service à la fin de l’été 2019), le projet semble maintenant revenu sur les rails. Le retard est lié à des modifications intervenues suite à la commande qui ont contraint à allonger le navire de 4 mètres. L’Ostrea devrait donc mesurer au final environ 44 mètres de long pour 11 mètres de large. Elle mettra en œuvre un système de dragage par injection d’eau (à 2.5 bar). Capable de filer au moins 12 nœuds, la future drague bordelaise sera équipée de deux propulseurs azimutaux et un propulseur d’étrave, avec un système de positionnement dynamique. Ses essais sont à ce stade prévus en décembre en vue d’une livraison en mars prochain. 

Commandée à Socarenam, l’Ostrea a été conçue en coopération avec le cabinet d’ingénierie belge Multi, qui travaille de longue date avec des entreprises de dragage, comme DEME et Jan de Nul. La coque de la drague, réalisée par le chantier polonais Crist, doit arriver au cours de la seconde quinzaine d'octobre à Boulogne-sur-Mer, où elle sera armée par Socarenam .

 

(© : GIE DRAGAGES PORT)

(© : GIE DRAGAGES PORT) 

 

Représentant un investissement de 20 millions d'euros pour le GIE Dragages Ports, la nouvelle unité est destinée à remplacer La Maqueline, drague à benne de 49.9 mètres construite à Strasbourg en 1984 et exploitée au profit du port de Bordeaux. Elle devrait continuer d’y travailler jusqu’à l’arrivée de sa remplaçante, puis sera vendue ou, à défaut de repreneur, déconstruite.

L'Ostrea assurera le nivellement du chenal d’accès au port de Bordeaux et travaillera en complément de l’Anita Conti, drague aspiratrice en marche de 89.7 mètres et d’une capacité de puits de 3000 m3 mise en service fin 2013.

Pour le GIE Dragages Ports et le GPM de Bordeaux, qui exerce ses activités au cœur d’une vaste agglomération, la mise en service de L’Ostrea constitue du fait de sa propulsion au gaz une avancée environnementale très importante. « Nous avons mis l'accent sur le caractère environnemental et vertueux de ce projet », explique Philippe Renier, directeur du développement et de l'exploitation adjoint de Bordeaux Port Atlantique. « Par rapport au gazole, l’utilisation du GNL permet de réduire de 20% les émissions de dioxyde de carbone (CO2), de 80% celles d'oxydes d'azote (NOx) et de plus de 99% les émissions de soufre et de particules fines » ajoute Jean-Pierre Guellec, administrateur du GIE Dragages-Ports, qui va aligner avec ce bateau une seconde unité propulsée au GNL après la remotorisation cette année de la drague Samuel de Champlain, affectée aux ports de Nantes Saint-Nazaire et Le Havre.

On notera que le projet L'Ostrea est candidat aux Trophées du port du futur qui seront décernés lors des Assises du Port du futur les 24 et 25 septembre 2019 à Lille.

 

Port de Bordeaux