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Bourbon recommence à recruter des officiers

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Bourbon recommence à recruter des officiers

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Le marché du service à l’offshore est en train de repartir. Après le très gros coup d’arrêt lié à l’effondrement du prix du baril fin 2014, les compagnies pétrolières commencent à relancer l’exploitation des plateformes et leurs investissements. Pour Bourbon et notamment sa branche française Bourbon Offshore Surf, cela signifie un redémarrage des activités et donc un réarmement des navires. Avec naturellement un besoin de recrutement d’officiers. « Il y a le réarmement des bateaux, mais aussi notre pyramide des âges qui a vieilli. Nous pensons à l’avenir et c’est aussi pour cela que nous avons lancé un plan de recrutement », souligne Hervé Castel, capitaine d’armement de Bourbon Offshore Surf.

Tous les profils l’intéressent : polyvalent, monovalent, de formation initiale ou issu de la promotion sociale. « Cela a toujours été notre force, notre ADN que de mélanger les profils. Nous sommes persuadés que chaque profil a à apprendre de l’autre ». Chez BOS, il n’y a aucun navire de plus de 8000 kW. « Nous sommes donc intéressés par des C1, bien sûr, mais aussi par des officiers chef de quart machine qui ont désormais le brevet de chef 8000. Et les officiers chef de quart passerelle, qui ont une prérogative de capitaine 3000 ont également des débouchés chez nous ».

50 contrats pro par an

Pour assurer cette relève, BOS s’est fixé un objectif de recrutement de 50 élèves en contrats professionnels par an. « Nous travaillons également beaucoup sur la formation continue et sur les évolutions de carrière. Nous accompagnons par exemple nos capitaines 3000 vers le brevet supérieur pour qu’ils puissent accéder au commandement de nos plus gros navires qui ont une jauge de 3150 UMS ». Pour cela, Bourbon est actuellement en discussion avec la direction des Affaires maritimes pour l’ouverture d’un brevet de capitaine 8000. « Cela a existé, mais ça n’existe plus. Il n’y a désormais plus rien entre le capitaine 3000 et l’illimité. Nous pensons que ce brevet intermédiaire peut avoir son utilité, pour nous et pour d’autres armements notamment dans le cadre du développement des services à l’éolien offshore ». Ce brevet pourrait s’obtenir par une formation dispensée à l’ENSM ou par une validation des acquis de l’expérience.

BOS est actuellement toujours le plus gros employeur d’officiers français (environ 800). « Nous voulons garder nos états-majors français. Il y a eu peu de recrutement ces quatre dernières années, mais notre flotte est toujours très importante. Ce qui signifie que nous pouvons offrir des parcours de carrière riches et des promotions internes rapides. Et nous continuons à beaucoup investir dans la formation interne ».

 

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