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Bourbon se réorganise pour préparer l'après-crise

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2017 s’annonce à nouveau comme un très difficile exercice pour le groupe Bourbon toujours victime des prix bas du pétrole et de la surcapacité dans la flotte de servitude offshore. Les résultats définitifs ne seront connus que dans un mois, mais les pertes pourraient s’élever à 600 millions d’euros, là où elles atteignaient 280 millions en 2016. Gaël Bodénès, directeur général délégué du groupe, estime qu’il s’agit là du « point bas de la crise ». Par conséquent, Bourbon a annoncé hier sa méthode pour préparer l’avenir, un plan baptisé « Bourbon in Motion ».

Celui-ci repose sur deux piliers principaux : une digitalisation de la flotte et une réorganisation des activités du groupe en trois filiales. Ces dernières, Bourbon Marine & Logistics, Bourbon Subsea Services et Bourbon Mobility seront autonomes, auront leurs propres organes de gouvernance et mettront en œuvre leur propre stratégie. Elles auront pour mission « l’évolution de leur modèles vers plus de services intégrés ».

132 navires vont être connectés

Comme déjà annoncé en juin dernier, Bourbon mise les navires connectés, comme facteur de différenciation sur le marché de la servitude offshore. Bourbon avait annoncé son partenariat avec le groupe norvégien Kongsberg pour le développement de la digitalisation de sa flotte. Ce qui signifie concrètement le recueil, l’agrégation, l’analyse et la restitution des données provenant de senseurs à bord des bateaux. A l’époque, l'armement marseillais annonçait vouloir recueillir et faire analyser par Kongsberg « toutes les données embarquées et critiques comme celles des moteurs, des propulseurs, des systèmes DP, des grues… ». La première application de ce programme a été mise en œuvre à bord du Bourbon Explorer 508, un PSV (ravitailleur de plateformes), actuellement en exploitation à Trinidad. Ce pilote, développé par Kongsberg et certifié par Bureau Veritas, collecte les données du système de positionnement dynamique. 

132 navires, parmi les plus modernes de la flotte qui compte actuellement plus de 500 unités, vont suivre le mouvement et être équipés pour un montant d’investissement de 75 millions d’euros. 41 bateaux trop anciens pour être connectés vont être mis en vente.

 

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