Marine Marchande
Brest : Au moins 10 jours de réparation pour le ferry Onyx

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Brest : Au moins 10 jours de réparation pour le ferry Onyx

Marine Marchande

Treize jours après son arrivée à Brest à la remorque de l'Abeille Bourbon, le ferry Onyx est finalement rentré lundi aux chantiers Sobrena. Le navire devrait y rester au moins une dizaine de jours afin de réparer diverses avaries (réducteur, moteur de barre, pavois, chaumard...) interdisant pour le moment son appareillage. Une fois les travaux effectués, il reste à voir si l'Onyx quittera la France. Les autorités sont, en effet, mal à l'aise avec ce bateau et, surtout, sa destination finale. Construit en 1966, l'ex-Casino Express a quitté la Finlande après avoir été ré-immatriculé à Saint-Kitts et Nevis, considéré par les experts comme un « registre fantôme ». Alors que les Finlandais ont autorisé son départ après avoir semble-t-il reçu l'assurance que le navire serait exploité sur le marché du fret, de sérieux doutes pèsent sur sa destination finale. Aujourd'hui propriété d'un négociant en ferraille indien, on le verrait plus volontiers terminer sur les plages d'Alang qu'en Turquie, comme initialement annoncé. Si tel était le cas, il s'agirait d'une violation flagrante de la Convention de Bâle et de la règlementation européenne sur l'exportation de déchets dangereux (le navire contient inévitablement de l'amiante et divers polluants), dont on a tant parlé avec l'ex-porte-avions Clemenceau. Mais, si la France décide de frapper un grand coup pour dénoncer certaines pratiques visant à contourner la règlementation, elle se retrouvera avec une nouvelle épave sur les bras. Quid alors de la prise en charge de son démantèlement ? Sans compter que, juridiquement, il semble difficile d'immobiliser un bateau pour une entorse à la législation qu'il n'a pas encore commise...