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Brest : impériale mise en scène du canot de l'empereur aux Capucins
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Brest : impériale mise en scène du canot de l'empereur aux Capucins

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Avec une précaution infinie, le canot de l’Empereur a été soulevé et déposé dans sa zone d’exposition, au fond de la salle des machines des Capucins. Les six tonnes ont été délicatement soulevées à l’aide de deux camions-grues œuvrant en simultané. Reposant encore sur son ber de transport, le canot de 18 m de longueur recevra son nouveau support dans les prochains jours. Le grand miroir pour suivre les opérations de restauration est en place. Une souscription pour financer la restauration du canot royal (les candidats sont attendus dans les prochains jours) est en préparation. La course contre la montre est lancée pour une inauguration officielle espérée durant les fêtes maritimes (du 10 au 16 juillet).

600 000 euros seront utilisés à la mise en valeur du canot de l’Empereur, dans la salle des machines de l’atelier des Capucins (Brest). Pourquoi un tel budget ?

Le Canot de l’Empereur sera soulevé et installé sur son socle de présentation, ce mercredi, à partir de 13 h 30 aux Capucins. 600 000 € seront dépensés pour mettre en valeur le joyau qui trônait à l’entrée du musée de la marine parisien.

À canot impérial, socle et cadre de présentation à la hauteur ! L’État et la collectivité ont prévu une enveloppe approchant les 600 000 € pour présenter ce joyau du patrimoine maritime dans la grande salle des machines des Capucins. Montant que certains observateurs n’ont pas manqué d’épingler pour une coque qui a aussi peu navigué et n’a rien à voir avec le savoir-faire local. Si le musée de la Marine parisien a pris à sa charge le délicat transport depuis la capitale, il va sans dire que l’opération n’est pas indolore pour la métropole brestoise. « L’État finance une grande partie de l’opération », atténue Réza Salami, en charge de la culture, en tant que quatrième adjoint à la Ville de Brest.

« Un budget conforme à la mise en valeur que l’on peut en attendre »

Le socle et la structure qui permettra de suivre les travaux de restauration ainsi que les miroirs qui offriront une vue des travaux par le haut ont été chiffrés à 410 000 €. Seule l’entreprise Britton, de Plabennec, s’est positionnée sur le marché public pour réaliser le socle (après un premier tour infructueux). L’éclairage, la frise de présentation et le programme vidéo ont été estimés à 50 000 €, tout comme la diffusion audiovisuelle. Les honoraires des différents intervenants s’ajoutent à hauteur de 100 000 €. « C’est un budget conforme à la mise en valeur que l’on peut attendre d’une pièce de cette qualité », estime Yohann Nédélec, deuxième vice-président de Brest Métropole.

La scénographie devra être capable de traverser le temps puisque, lors de la prochaine réouverture du musée national de la Marine, le canot ne repartira pas à Paris.

Un article de la rédaction du Télégramme.