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Brest : La marine brique le Clemenceau avant de l'expédier à la ferraille

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Brest : La marine brique le Clemenceau avant de l'expédier à la ferraille

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C'est finalement au cours de la seconde quinzaine de janvier que l'ex-porte-avions Clemenceau devrait quitter Brest pour être remorqué vers les chantiers de démantèlement Able UK, en Angleterre. Avant cela, les dispositions nécessaires à cet ultime voyage ont été prises : fermeture des ouvertures, arrimage des éléments mobiles, mise en place d'une signalisation lumineuse et d'un marquage pour le transfert, installation des remorques principales et de secours et de dispositifs de sécurité (groupes électrogènes, pompes d'assèchement, etc.) Mais, avant son départ, les oeuvres vives du Q 790, c'est-à-dire la partie immergé de la coque, doivent être nettoyées. Des analyses ont en effet démontré que la tôle était couverte de plusieurs espèces de végétaux et d'animaux absentes de la région d'Hartlepool, où se situe le chantier de démolition. Non qu'il s'agisse d'organismes accrochés à la coque lors de son demi-tour du monde en 2006, mais d'espèces finistériennes... Malgré la proximité géographique de la « petite » et la Grande-Bretagne, pour satisfaire à la réglementation environnementale en vigueur au Royaume-Uni, la marine est contrainte, à ses frais, de faire nettoyer la partie immergée du « Clem ». Une quinzaine de plongeurs (militaires) s'emploie donc, depuis la fin décembre, à gratter une épave aussi verte sous l'eau que de plus en plus brune de rouille à l'extérieur. Et aux Brestois de se dire qu'avec le Clemenceau, rien n'aura été épargné aux marins, ni au contribuable.

Marine nationale Clemenceau