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Brest : Le groupe Jeanne d'Arc appareille

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Brest : Le groupe Jeanne d'Arc appareille

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C'est aujourd'hui que débute la seconde édition de la mission Jeanne d'Arc. Destiné, notamment, à succéder aux campagnes d'application de l'ancien porte-hélicoptères et bâtiment école de la Marine nationale, désarmé l'an dernier, ce déploiement est mené avec un bâtiment de projection et de commandement, ainsi que la frégate Georges Leygues. Après le BPC Tonnerre l'an dernier, c'est son sistership, le Mistral, qui y participe cette année. Parti de Toulon le 20 février, le navire a rejoint Brest la semaine dernière pour embarquer l'ensemble des officiers-élèves participant à la mission (une partie était déjà à bord à Toulon), ainsi que des éléments de l'armée de Terre. Le BPC embarque, en effet, des hélicoptères, des véhicules et des soldats. C'est donc dans un contexte interarmées que les « OE » vont évoluer. En tout, le Mistral et le Georges Leygues accueillent 135 élèves, dont 25 femmes et 18 officiers-élèves étrangers de 15 nationalités différentes. « Cette mission de formation constitue le premier déploiement de longue durée ainsi que le premier contact avec les opérations pour les officiers-élèves de l'Ecole navale et de l'Ecole des officiers du commissariat de la Marine. Cette nouvelle formule de formation avec les BPC offre la possibilité aux officiers-élèves de découvrir, dès leurs études, l'interarmées et l'amphibie qui sont deux des enjeux stratégiques majeurs de notre environnement actuel. Afin de perpétuer l'esprit forgé par le porte-hélicoptère Jeanne d'Arc, les escales du groupe école poursuivront les mêmes objectifs de formation pour les jeunes officiers, notamment l'ouverture au monde, l'appréhension du rôle que joue la Marine dans le soutien de la diplomatie de défense, la prise de conscience des enjeux géostratégiques dans leur zone de déploiement », explique la Marine nationale.

 Le Georges Leygues (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)
Le Georges Leygues (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Par rapport aux campagnes de l'ancienne Jeanne, ces déploiements sont plus « opérationnels ». Le groupe Jeanne d'Arc doit participer à un certain nombre de missions, comme la lutte contre les trafics illicites et la piraterie, tout en réalisant différents exercices avec les marines alliées. En outre, les capacités et les moyens embarqués du BPC et de la frégate permettent, le cas échéant, de mener des opérations de débarquement, des missions humanitaires ou encore des évacuations de ressortissants. En cas de besoin, le Mistral pourrait, ainsi, être mobilisé en Libye lors de son transit en Méditerranée. Après avoir quitté Brest, les deux bâtiments mettront le cap vers Gibraltar puis s'engageront en Méditerranée et rejoindront la mer Rouge via le canal de Suez. De là, ils gagneront l'océan Indien. Cette mission durera jusqu'au mois de juillet.

 Le Mistral à Toulon (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)
Le Mistral à Toulon (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

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