Défense
Brest : Le sort du GESMA également sur la sellette

Actualité

Brest : Le sort du GESMA également sur la sellette

Défense

Le Groupe d'Etudes et de Recherches en Balistique, Armes et Munitions (GERBAM) de Lorient ne serait pas le seul site breton de la Délégation Générale pour l'Armement menacé de fermeture. A Brest, l'avenir du Groupe d'Etudes Sous-Marines de l'Atlantique (GESMA) est, semble-t-il, lui aussi sur la sellette. Le GESMA est spécialisé dans la lutte sous-marine par petits fonds, guerre des mines incluse, et la maîtrise de la vulnérabilité sous-marine. Il assure en outre la vérification permanente de la discrétion acoustique et magnétique des navires et des sous-marins de la Marine nationale sur la façade Atlantique, notamment les bâtiments stratégiques (SNLE) basés à l'Ile Longue.
Dans le cadre du livre blanc sur la défense et de la révision générale des politiques publiques, la DGA envisagerait un transfert à la marine (Service de Soutien de la Flotte) du site de Lanvéoc, qui regroupe les activités « mesures acoustiques et magnétique des navires ». Le SSF est, en effet, le principal « client » de ce centre de la DGA. Le site brestois de Quéliverzan pourrait, quant à lui, être fermé, les activités liées à la guerre des mines et à la détection sous-marine étant alors transférées au Centre Technique des Systèmes Navals (CTSN) de Toulon. La ville de Brest escomptant récupérer auprès de la marine les terrains adjacents au site de Quéliverzan, ce dernier pourrait commencer son déménagement dès cette année et fermer définitivement ses portes début 2011. Le transfert des activités acoustiques de Lanvéoc au SSF, qui est actuellement son principal client, pourrait avoir lieu dès l'an prochain. Comme pour le GERBAM, à la DGA, on indique que l'ensemble des centres d'essais sont remis à plat. « Il y a différents scénarios, aucune décision n'est encore prise. Ce sera au politique de trancher ».
Outre ses deux implantations finistériennes, le GESMA dispose, pour mener à bien ses expérimentations, d'une barge et de trois navires : L'Aventuriere II, la Thetis et le Langevin, ce dernier étant affrété auprès de la Société Morbihannaise de Navigation.

Marine nationale