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Brest : L'ex-Clemenceau n'est pas encore parti...

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Brest : L'ex-Clemenceau n'est pas encore parti...

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La saga de l'ancien porte-avions français se poursuit. En ce début septembre, un nouvel épisode juridique est venu s'ajouter à un feuilleton qui, pour beaucoup, a déjà suffisamment duré. Après la décision du ministère de la Défense, en juillet, de confier le démantèlement du navire à la société britannique Able UK, l'association Friends of Hartlepool a déposé un recours contre le Health & Safety Executive (HSE, agence environnementale et sanitaire britannique) pour empêcher l'arrivée en terre anglaise du Q790, en attente à Brest depuis mai 2006. Les opposants à la venue de l'ex-Clemenceau arguent que la déconstruction d'une coque contenant des déchets toxiques est une menace sanitaire et environnementale pour la région de Hartlepool, où Able UK a aménagé un site en vue de créer une filière de démantèlement. A Paris, on suit de très près l'évolution de la situation. « La haute cour de justice britannique va trancher. Du côté français tout est prêt pour le départ mais celui-ci dépend du règlement des derniers problèmes administratifs côté britannique pour l'acceptation du bateau sur leur sol », explique-t-on au ministère de la Défense, où l'on se présente comme confiant. « Il n'y a pas de raison d'être inquiet sur une éventuelle annulation du marché ». Reste qu'en Grande Bretagne, les associations opposées au démantèlement des navires se sont montrées, ces dernières années, plutôt efficaces. Elles sont, notamment, parvenues en 2004 à bloquer le démantèlement chez Able UK de quatre ex-navires logistiques de l'US Navy. Ces bateaux sont restés depuis à l'état d'épave au bord de la rivière Tess et ce n'est qu'en juin dernier que l'industriel a reçu l'accord de la HSE de pouvoir exercer une activité de gestion des déchets et de déconstruction navale.

Marine nationale Clemenceau