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Brest : L'ex-Clemenceau passera les fêtes à la maison

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Brest : L'ex-Clemenceau passera les fêtes à la maison

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La coque de l'ancien porte-avions, qui devait être transférée vers le chantier de démantèlement Able UK avant la fin de l'année, passera finalement Noël et la Saint-Sylvestre dans son pays natal. « Les procédures préalables au transfert de la coque Q 790 vers le chantier britannique sont désormais achevée. Les agréments administratifs sont acquis des deux côtés de la Manche », explique la Marine nationale, où l'on souligne que « plus rien ne bloque le départ ». Début décembre, l'association finistérienne Agir pour l'environnement et le développement durable (AE2D) a bien déposé, devant le tribunal administratif de Rennes, un recours contre le transfert du vieux « Clem », mais ce recours n'est pas, pour l'heure, suspensif. Dans ces conditions, « la préparation de la coque pour le remorquage, conduite depuis la semaine dernière par des représentants du chantier Able UK et le Service de soutien de la flotte, se poursuit normalement ». Toutefois, précise la marine, « les opérations de convoyage entre Brest et Hartlepool, et de chenalage vers le bassin de Teeside (où sera découpé l'ex-Clemenceau, ndlr), sont soumises aux aléas météorologiques et aux conditions de marée ». Par conséquent, Français et Britanniques ont décidé de reporter le transfert du Q 790 après les fêtes de fin d'année, de manière, explique-t-on, à « bénéficier des conditions optimales pour une opération de cette ampleur ».

Le dragage du chenal d'Hartlepool en cours

Outre les conditions météorologiques hivernales, qui ne facilitent pas le remorquage d'une grande coque de 265 mètres de long, l'opération de transfert est retardée en raison d'importantes opérations de dragage dans l'estuaire de la Tees, donnant accès au site pù la coque sera déconstruite. Ce chantier de dragage n'aurait, toutefois, rien à voir avec l'arrivée du Q 790. « Le port d'Hartlepool est situé dans un estuaire où il y des dépôts d'alluvions et, par conséquent, des opérations régulières de dragage. Nous avons la même chose en France, par exemple à Bordeaux. Dans le cas présent, les opérations habituelles de dragage n'ont pas pu être conduites avant Noël. L'ex-Clemenceau étant un gros bateau, on ne voulait pas prendre le risque d'arriver trop tôt et devoir rester au mouillage. Comme il n'y pas lieu de se précipiter, le départ a été reporté à début janvier », explique-t-on à Brest.
Pour son ultime périple, l'ancien porte-avions, en remorque, devrait mettre trois jours pour rejoindre l'Angleterre.

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